Deux des trois candidatures déposées pour reprendre la verrerie Duralex, en redressement judiciaire depuis début juin, tiennent la corde avec la promesse de sauver au moins la moitié des emplois, a appris jeudi l’AFP de sources concordantes.
« On a senti qu’une issue favorable pour Duralex était possible », a affirmé auprès de l’AFP Suliman El Moussaoui, représentant syndical CFDT, après une audience au tribunal de commerce d’Orléans.
Selon lui, deux offres « sont bien avancées », celle déposée par le groupe stéphanois Carlesimo et celle de l’entrepreneur français Cédric Meston, via la holding Tomé, connu notamment comme cofondateur de la start-up HappyVore (substituts végétaux à la viande) et pour avoir repris Tupperware France en 2025.
Les deux repreneurs proposent de conserver respectivement 125 et 155 emplois, soit au moins la moitié de l’effectif qui était de 243 salariés en début d’année, selon deux sources interrogées.
« Il va falloir toutefois qu’ils améliorent leurs proposition pour limiter au maximum la casse sociale », a commenté M. El Moussaoui.
Selon une source proche du dossier, les deux repreneurs potentiels doivent encore « sécuriser leurs financements » et « affiner leurs offres ».
A Bercy, on estime que, parmi les trois candidatures, les deux propositions de nature industrielles sont « intéressantes ». Les candidats « auront jusqu’à début octobre pour améliorer leur offre », souligne-t-on au ministère de l’Économie.
« C’est positif, mais les offres sont pour l’instant encore justes », a estimé Pascal Colichet, salarié en charge de la maintenance mécanique depuis 27 ans.
La troisième candidature, présentée par la société hongkongaise AA Investments, viserait seulement la reprise de la marque et ne conserverait que trois salariés. Elle est qualifiée « d’anecdotique », par un observateur.
Un rassemblement organisé avant l’audience à l’appel de la CGT a réuni 70 personnes.
Un prochain rendez-vous devant le tribunal de commerce d’Orléans a été fixé au 12 octobre, selon plusieurs participants.
Duralex, connu pour ses verres réputés incassables, est confrontée à son cinquième redressement judiciaire en un peu plus de 20 ans.
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