Le ministre délégué à l’industrie Sébastien Martin va « mettre autour de la table » tous les acteurs du dossier Exalia (Ex-Vencorex) pour trouver une « solution », a-t-il dit jeudi au lendemain d’une décision de justice rejettant un projet de relance.
« N’attendez pas de moi que je critique un tribunal », a lancé le ministre devant une assemblée de quelque 200 syndicalistes CGT réunis pour des « Assises du made in France » au Pont-de-Claix (Isère), ville qui abrite la grande plateforme chimique dont faisait partie Vencorex avant sa vente partielle à son concurrent chinois Wanhua l’année dernière.
Dès son arrivée sur la scène accueillant les débats, le ministre a été interpellé par Séverine Dejoux, ancienne déléguée syndicale de Vencorex et coporteuse du projet Exalia, et par la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
« Le tribunal a acté une cession à un ferrailleur. Aujourd’hui, on ne peut pas se satisfaire de cette solution », lui a lancé Mme Dejoux sous les vivats de la salle. « Qu’est-ce que vous comptez faire pour sauver la plateforme de Pont-de-Claix et pour aider à ce que le projet Exalia voie le jour ? », a-t-elle questionné.
Le ministre a rappelé qu’il avait déjà apporté son soutien à Exalia en novembre dernier et plaidé pour une négociation avec les autres acteurs retenus dans le cadre de la liquidation de Vencorex afin de « reconstruire le projet Exalia ».
« Je mettrai tout le monde autour de la table et on va discuter vendredi ou jeudi prochain, on prendra le temps qu’il faudra, et on va essayer de trouver la solution pour remettre le mécano de la mécanique Exalia à l’intérieur de la plateforme Vencorex », a-t-il dit.
Il faut « que l’État rachète auprès des repreneurs ce qui reste de Vencorex, pour pouvoir le céder à Exalia. La bonne nouvelle, c’est que ça ne va pas coûter cher, entre 1, 2 ou 3 millions d’euros, donc ce n’est pas grand-chose », a de son côté plaidé Mme Binet.
Elle a par ailleurs appelé à « la mise en place immédiate d’une commission d’enquête sur le scandale Vencorex, et plus largement sur les tribunaux de commerce ».
« Ce n’est plus possible que ce soit des patrons qui, entre copains et coquins, décident de l’avenir de nos industries avec des critères uniquement financiers », a-t-elle dit, les qualifiant de « vautours qui vendent nos entreprises à d’autres vautours ».
Les porteurs d’Exalia avaient indiqué mercredi avoir été notifiés par le tribunal des activités économiques (TAE) de Lyon du rejet de leur projet de relance d’une partie des activités de l’ex-Vencorex, une décision qu’ils ont qualifié d' »incompréhensible ».
Les arguments détaillés avancés par le TAE « ne tiennent pas la route » et feront l’objet d’un recours, a souligné jeudi Mme Dejoux.
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