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La Chine critique l’interdiction américaine d’utiliser l’IA de DeepSeek en interne

Posté le par AFP

Le ministère chinois des Affaires étrangères a critiqué mardi la décision du gouvernement américain d’interdire à ses services d’acquérir et d’utiliser les modèles d’intelligence artificielle (IA) du chinois DeepSeek, accusé de pillage par ses concurrents américains et par l’administration de Donald Trump.

« La Chine s’est toujours opposée à l’extension abusive de la notion de sécurité nationale et à la politisation des questions liées à la science, à la technologie et au commerce », a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère, lors d’une conférence de presse.

L’interdiction américaine a été publiée lundi par le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) qui ne motive pas sa décision. Ce ministère a autorité sur les services civils du gouvernement mais pas sur l’armée ni sur le renseignement américain.

Sollicité par l’AFP, le ministère américain de la Défense n’a pas donné suite.

En janvier 2025, la marine américaine avait interdit l’utilisation de Deepseek en interne.

Certains se sont inquiétés d’un possible risque de sécurité informatique lié aux modèles chinois mais à ce jour aucun incident n’a été rapporté.

En outre, les IA chinoises de pointe sont pour la plupart ouvertes, ce qui signifie qu’elles peuvent être téléchargées et modifiées, échappant dès lors au contrôle de leurs concepteurs.

OpenAI et Anthropic ont reproché, à plusieurs reprises, à DeepSeek de piller leurs modèles grâce au procédé dit de distillation.

Il consiste à envoyer à une IA une quantité massive de requêtes et d’analyser ensuite les résultats pour l’imiter et développer sa propre interface.

Début septembre, dans un document publié conjointement par l’Agence de sécurité informatique et des infrastructures (CISA), l’Agence de renseignement (NSA) et la police fédérale (FBI), le gouvernement américain a présenté une description détaillée des méthodes des grands acteurs chinois de l’IA pour détourner les modèles américains les plus avancés.

Donald Trump voit le développement de cette technologie comme une course entre États-Unis et Chine.

Jusqu’ici, la politique du gouvernement Trump avait surtout visé à limiter les contraintes réglementaires imposées aux grands noms américains de l’IA et à encourager l’investissement dans cette technologie, sans chercher à limiter ou à interdire les modèles chinois aux États-Unis.

L’IA chinoise est de plus en plus prisée en Occident en tant qu’alternative peu onéreuse aux grands modèles américains dits fermés, c’est-à-dire non modifiables.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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