La Cour suprême brésilienne a commencé mercredi à débattre de l’autorisation de la fracturation hydraulique pour exploiter des gisements profonds de pétrole et de gaz, une méthode permettant d’atteindre des ressources difficiles d’accès mais critiquée pour son impact sur l’environnement.
La fracturation hydraulique, ou « fracking » en anglais, est interdite en France et en Allemagne, mais est employée en Argentine, au Chili ou encore en Equateur. Elle consiste à injecter de l’eau, du sable et des produits chimiques à haute pression pour fracturer la roche et extraire les ressources.
Cette technique est déjà utilisée dans des milliers de puits au Brésil, mais certains Etats ont adopté des lois locales qui l’interdisent en raison de risques pour l’environnement. Des décisions de justice ont également bloqué des projets pour des raisons similaires.
La Cour suprême brésilienne doit rendre sa décision sur le sujet, qui s’appliquera à l’ensemble du pays, le 8 octobre.
Les défenseurs de l’environnement font valoir de longue date que la fracturation hydraulique nécessite de grandes quantités d’eau, provoque des tremblements de terre et comporte des risques de pollution.
Au Brésil, cette méthode est appliquée dans des puits conventionnels, mais c’est son utilisation dans des gisements profonds, dans des roches imperméables, qui pose question. La décision ne concernera que cet usage, dit « non conventionnel ».
Le pays, neuvième exportateur mondial de pétrole brut, « est confronté au déclin de ses réserves conventionnelles » et pourrait perdre son autosuffisance d’ici 2040, a déclaré lors de l’audience Laura Fernandes, avocate chargée de défendre les intérêts de l’Etat.
Le président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva prône l’abandon progressif du pétrole pour lutter contre le changement climatique, mais fait tout de même valoir que son pays a besoin de ces ressources pour financer la transition énergétique.
En octobre, l’élection présidentielle l’opposera au conservateur Flávio Bolsonaro, favorable à la fracturation hydraulique.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !