Les demandes de retrait de contenus adressées à des sites par les autorités ont concerné principalement la pédopornographie en 2025, avec un essor des contenus générés par l’intelligence artificielle, a indiqué jeudi le rapport de la magistrate chargée de contrôler ces actions au sein de l’Arcom.
Au total, 94.698 demandes de retrait enregistrées ont été vérifiées en 2025, soit une hausse de 8,8% par rapport à l’année précédente, selon le rapport.
Les contenus à caractère pédopornographique demeurent largement majoritaires (96%) dans ces demandes par rapport aux contenus à caractère terroriste.
Laurence Pécaut-Rivolier, membre de l’Arcom, est chargée par la loi de contrôler l’action de l’office de la police judiciaire qui gère la plateforme de signalement des contenus illicites, Pharos, et de s’assurer a posteriori que ces demandes ne sont pas abusives.
Elle alerte par ailleurs sur la hausse de l’utilisation de l’intelligence artificielle aux fins de représentation de mineurs à caractère pornographique.
« Cette nouvelle forme de pédopornographie, bien que mettant en scène des mineurs qui ne sont pas réels, constitue une véritable infraction », souligne cette conseillère à la Cour de cassation.
« Même en l’absence de victime identifiable, la production et la diffusion de telles images d’intelligence artificielle participent à la banalisation et à la normalisation de la violence sexuelle faite aux mineurs », a-t-elle ajouté.
Dans l’ensemble, les demandes de blocage de contenus ont, elles, été quasiment divisées par deux avec 278 demandes en 2025, contre 536 en 2024.
« Cette évolution peut s’expliquer par une meilleure réponse des fournisseurs de services à qui les retraits sont demandés par Pharos, le blocage n’intervenant qu’en cas d’absence de retour de la plateforme à la demande de retrait », explique le rapport.
Face à l’élargissement du dispositif de contrôle, qui comprend désormais à titre expérimental les contenus en ligne qualifiables d’actes de barbarie et de torture, Laurence Pécaut-Rivolier appelle à un renforcement des « moyens humains de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et de l’Arcom ».
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