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L’Afrique du Sud allège les taxes sur les carburants face à la flambée des prix

Posté le par AFP

L’Afrique du Sud a annoncé mercredi une baisse des taxes sur les carburants afin d’atténuer l’impact des prix record à la pompe causés par la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran.

L’économie la plus industrialisée du continent, qui importe la majeure partie de ses carburants, est affectée comme le reste de la planète par l’asphyxie du détroit d’Ormuz.

Les Sud-Africains doivent aussi se rendre aux urnes pour les élections municipales le 4 novembre.

La taxe sur les carburants doit être réduite de trois rands (0,16 euros) par litre de diesel et de 1,50 rand par litre d’essence, a annoncé le ministre des Finances Enoch Godongwana dans son discours sur le budget à mi-exercice.

Cette mesure doit entrer en vigueur le 4 novembre et s’appliquer jusqu’au 1er décembre, a-t-il précisé, en ajoutant qu’une réduction plus modeste resterait en place au début de l’année 2027.

Le dispositif coûtera 10 milliards de rands (543 millions d’euros) à l’Etat en recettes perdues.

En octobre, les prix à la pompe ont atteint des niveaux record ; l’essence comme le diesel ont franchi le seuil de 30 rands le litre. La paraffine, dont les ménages à faibles revenus dépendent pour la cuisson et le chauffage, a également augmenté.

L’allégement de la taxe sur les carburants annoncé mercredi fait suite à une mesure similaire décidée en mars pour contenir l’envolée du coût de la vie, alors que les élections locales doivent se tenir dans deux semaines.

Des recettes plus solides de l’impôt sur les sociétés, des dividendes et de la taxe sur la valeur ajoutée ont amélioré les perspectives de recettes fiscales pour l’exercice 2026/27, a expliqué Enoch Godongwana.

Une grande partie de cette amélioration reflète toutefois la hausse des prix des matières premières, dont l’Afrique du Sud est exportatrice, et devrait s’estomper à moyen terme. Les perspectives de croissance se sont affaiblies, la croissance économique étant désormais prévue à 1,2 % en 2026, contre 1,6 % prévu en février.

La dette publique devrait se stabiliser à 78,4 % du PIB en 2025/26, marquant sa première pause depuis près de vingt ans.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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