Le changement climatique pourrait amputer le produit intérieur brut (PIB) de 3,6% en 2050 en cas d’inaction climatique, un coût « significatif pour l’économie », selon une note du ministère français de l’Economie présentée vendredi par le ministre Roland Lescure.
En l’absence de mesures supplémentaires d’adaptation au dérèglement climatique et de mesures de réduction des rejets de gaz à effet de serre, le changement climatique pourrait aussi par conséquent dégrader le déficit public, de 1,8 point de PIB en 2050, précise ce document de la Direction générale du Trésor, présenté par le ministre lors d’un séminaire consacré à ce sujet.
La Direction du Trésor précise s’être appuyée, pour les hypothèses retenues, sur les estimations du NGFS (Network of Central Banks and Supervisors for Greening the Financial System), réseau international de banques centrales et de superviseurs financiers qui élabore des scénarios climatiques servant de cadre de référence commun.
L’ampleur du coût pour les finances publiques « sera conditionnée à plusieurs facteurs: la trajectoire de réchauffement climatique, les politiques d’adaptation mises en oeuvre et les choix futurs de prise en charge publique des impacts climatiques », souligne par ailleurs cette note.
Outre la trajectoire climatique, les dommages qu’il sera possible d’éviter dépendront notamment des « technologies disponibles » (comme les solutions dans les bâtiments) ou des « choix sociétaux » (comme les règles d’urbanisme limitant la construction en zone inondable), ajoute-t-il.
« L’inaction n’est pas une option. Ne pas s’adapter a un coût mais c’est aussi une opportunité économique et un enjeu de souveraineté », a déclaré le ministre lors de cet événement sur l’adaptation au changement climatique, réuni suite à la demande du Premier ministre d’accélérer le travail sur ce sujet. Des groupes de travail sur le financement et les entreprises ont été lancés à cette occasion.
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