Le patron d’Anthropic Dario Amodei a été reçu vendredi à la Maison Blanche, qui a évoqué une rencontre « productive et constructive », rompant avec le ton offensif employé récemment par le gouvernement Trump, en contentieux avec la start-up d’intelligence artificielle (IA).
Selon plusieurs médias américains, le dirigeant a eu un entretien avec la directrice de cabinet de Donald Trump, Susie Wiles, et le ministre des Finances, Scott Bessent.
« Nous avons discuté d’opportunités de collaboration, ainsi que d’approches et protocoles communs pour répondre aux défis du déploiement de cette technologie », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la Maison Blanche.
« Nous espérons poursuivre ce dialogue et recevrons d’autres acteurs majeurs de l’IA pour des discussions similaires », a-t-on ajouté de même source.
Les termes utilisés tranchent avec la communication du président américain qui avait qualifié, fin février, l’entreprise californienne de « woke », terme utilisé de manière péjorative par les conservateurs pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme un excès de militantisme en faveur des minorités.
Il avait ordonné à tous les ministères et agences de son gouvernement de mettre immédiatement fin aux contrats de prestation qui les liaient avec Anthropic, société aux valeurs proches de la « gauche radicale », selon le chef de l’Etat.
Anthropic a depuis contesté en justice cette décision, ainsi que celle, prise par le ministre de la Défense Pete Hegseth, de faire inscrire le groupe sur la liste des entreprises présentant un « risque pour la sécurité nationale ».
Fin janvier, un tribunal fédéral de San Francisco a suspendu ces deux mesures, décision dont le gouvernement américain a fait appel. Dans une procédure parallèle mais concernant les mêmes événements, un tribunal de Washington a lui refusé de suspendre l’inscription sur la liste.
Les deux dossiers doivent encore chacun être examinés sur le fond.
Un porte-parole d’Anthropic a également qualifié, auprès de l’AFP, de « productive » la réunion de vendredi à la Maison Blanche, lors de laquelle les deux parties ont réfléchi à la façon dont elles « (pouvaient) travailler ensemble ».
Cette rencontre « est le reflet de l’engagement d’Anthropic à communiquer avec le gouvernement américain sur le développement d’une IA responsable », a-t-il ajouté.
La jeune société a annoncé, début avril, le report de la sortie de son nouveau modèle d’IA, baptisé Mythos, estimant nécessaire de combler d’abord des milliers de failles informatiques que l’interface avait identifiées.
Il collabore, pour ce faire, avec plusieurs parties prenantes, sociétés de cybersécurité, d’informatique à distance (cloud) et d’autres grandes entreprises comme Apple ou JPMorgan Chase.
A cette occasion, Anthropic a aussi contacté le gouvernement américain pour lui faire part de sa démarche.
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