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L' »ennemi public n°1 des balances » condamné à 30 mois de prison

Posté le par AFP

Le détenu et créateur du groupe Telegram « Balance ta balance » a été condamné mardi à deux ans et demi d’emprisonnement, avec maintien en détention, par le tribunal correctionnel de Paris.

Incarcéré depuis l’âge de 20 ans, le créateur de ce groupe, Kevin M., 33 ans, publiait des photos et des informations personnelles d’autres détenus ou d’anciens condamnés.

Depuis supprimé, ce groupe créé en juin 2023 à la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a diffusé pendant plus d’un an des informations privées concernant une centaine de personnes, pour la plupart passées par la prison.

Les commentaires de ce groupe Telegram « appelaient à faire du mal, physique ou matériel, aux personnes (…) affichées, parfois explicitement, et parfois implicitement, comme +vous savez ce qu’il faut leur faire+ », a estimé le président dans sa décision.

Suivi par plus de 20.000 personnes, le groupe, affublé d’un émoticône « balance » et d’un drapeau pirate, se présentait comme « l’ennemi public n°1 des balances »: il comportait de nombreux détails, comme des adresses, des extraits de dossier judiciaire ou encore des numéros de cellule.

« Les textes me font honte mais je savais que c’est ce que voulait ma communauté », avait justifié le jeune homme lors de son procès le 16 avril dernier.

Parmi les extraits projetés à l’audience, une photo d’un homme souriant en short sur une plage se concluait par: « on compte sur vous, faites le job ».

Une victime du groupe, également détenue, a témoigné en visioconférence des conséquences de la publication d’une conversation qu’il avait eue avec un policier, décrivant l’expérience comme « le plus gros coup d’épée reçu dans sa vie ».

Kevin M. a également été condamné à payer des amendes allant jusqu’à 8.000 euros aux personnes affichées dans « Balance ta balance ». Il purge actuellement une peine de 14 ans de réclusion, notamment pour enlèvement et vol aggravé.

D’autres groupes, comme « Balance ton four », ont été créés en parallèle, présentés comme des « filiales » par le jeune homme dont le casier judiciaire comporte treize mentions.

Dans cette affaire, la plateforme Telegram n’avait dans un premier temps pas donné suite aux demandes d’entraide judiciaire avant de finalement collaborer en septembre 2024, peu après l’arrestation de son dirigeant, Pavel Durov, mis en cause par les autorités françaises pour sa modération jugée insuffisante des contenus illicites.

La plateforme concurrente de WhatsApp, créée en Russie, avait estimé auprès de l’AFP que « le processus de transmission des demandes » par la justice était « défaillant » et « non la réponse de Telegram à ces demandes ».

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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