L’UE a annoncé mardi qu’elle ne pouvait empêcher les éditeurs de jeux vidéo en ligne de les désactiver pour des raisons commerciales, mais a proposé de travailler à un « code de conduite » pour encadrer cette pratique dénoncée par plus d’un million de joueurs européens.
Depuis une décennie, des centaines de jeux vidéo en ligne ont été rendus injouables sur une simple décision de leur éditeur, pour des raisons techniques ou économiques, sans dédommagement pour les consommateurs qui les avaient achetés.
Ce phénomène a poussé des joueurs au sein de l’UE à organiser une pétition citoyenne, baptisée « Stop Destroying Videogames », pour tenter de faire interdire la pratique.
Ces joueurs demandaient à l’UE de légiférer pour que les jeux restent actifs au-delà de leur arrêt commercial, par exemple en permettant qu’ils restent accessibles sur des serveurs privés mis en place par des bénévoles.
Mais dans sa réponse officielle à cette initiative citoyenne, publiée mardi, la Commission a adressé une fin de non-recevoir, indiquant qu' »elle ne pouvait pas proposer d’obligation légale de garder les jeux vidéo jouables après qu’ils ont cessé d’être fournis commercialement ».
Bruxelles invoque des obstacles juridiques imparables, liés au droit de la propriété intellectuelle et au respect du droit d’auteur.
Toutefois, elle s’est engagée à prendre plusieurs mesures pour répondre aux inquiétudes des joueurs.
Elle dit ainsi vouloir lancer « des discussions avec l’industrie du jeu vidéo et les représentants des consommateurs, dans le but d’élaborer un code de conduite sur la gestion de la +fin de vie+ des jeux vidéo ».
En outre, l’exécutif européen veut travailler avec les organisations de consommateurs et les autorités nationales pour s’assurer que les droits des joueurs soient respectés, notamment les éventuels dédommagements qui leur seraient dus.
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