Le cours de Meta a bondi à l’ouverture de Wall Street mercredi, propulsé par une information de l’agence Bloomberg annonçant que le groupe se prépare à lancer une offre d’informatique à distance ou « cloud ».
Vers 14H50 GMT, le titre prenait 10,10%, évoluant à contresens de l’indice Nasdaq, à forte composition technologique (-0,51%).
Sollicité par l’AFP, Meta s’est refusé à tout commentaire.
L’accélération de l’intelligence artificielle (IA) a fait exploser la demande de capacités de calcul, assurées, pour l’essentiel, par les centres de données (« cloud »).
Désireux de développer ses propres modèles d’IA de pointe, Meta a massivement investi dans ces infrastructures, lançant notamment la construction d’un gigantesque centre de données dans le Mississippi, projet estimé à 10 milliards de dollars.
Il conçoit également ses propres puces dans le cadre d’un partenariat avec Broadcom.
Il prévoit de dépenser cette année entre 125 et 145 milliards de dollars au total.
Selon Bloomberg, le groupe de Menlo Park (Californie) envisagerait de proposer à des tiers des capacités excédentaires non utilisées pour sa propre IA.
Fin mai, lors de l’assemblée générale, le PDG Mark Zuckerberg avait indiqué que la piste du « cloud » était « clairement envisagée ».
« Quasiment toutes les semaines, des sociétés nous demandent (de mettre à disposition une plateforme IA) ou s’ils pourraient nous acheter des capacités de calcul à un prix plus élevé que ce qu’il nous coûte », avait-il poursuivi.
Le patron de Meta avait précisé qu’en l’état, le groupe avait besoin de toutes les capacités disponibles, mais que si « nous (arrivions) à un stade où nous pensons avoir trop construit, ce serait une option ».
L’offre pourrait porter sur de la puissance de calcul brute mais aussi sur une architecture comparable à celle d’Amazon Web Services (AWS), filiale d’Amazon et premier prestataire de « cloud » au monde.
Outre des ressources physiques, AWS met également à disposition de ses clients la plateforme Bedrock sur laquelle ils peuvent accéder à un éventail de modèles d’IA.
En se diversifiant ainsi, Meta suivrait l’exemple de SpaceX, qui a récemment décidé de louer une partie de ses centres de données à d’autres grands acteurs de l’IA, Anthropic, Google et la start-up Reflecion AI.
Cette nouvelle activité, immédiatement génératrice de trésorerie, serait de nature à rassurer certains investisseurs qui s’inquiètent du rythme des investissements de Meta.
D’autant que le géant des réseaux sociaux n’a pas encore convaincu quant à sa trajectoire dans l’IA, même si les nouveaux outils d’intelligence artificielle ont déjà contribué à l’augmentation de son chiffre d’affaires publicitaire.
Depuis 18 mois, le titre connaît une trajectoire en dents de scie, au point que le groupe ne fait plus partie des dix plus grosses capitalisations boursières mondiales.
tu/jco
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