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Micro chez OpenAI : l’ingénieur saoudien reste détenu, « risque » de fuite selon le juge

Posté le par AFP

Un juge fédéral de San Francisco a maintenu lundi en détention l’ingénieur saoudien d’OpenAI accusé d’avoir caché un micro dans une salle de réunion, estimant qu’il existait un « risque important » qu’il ne se présente pas devant la justice américaine.

« Il existe un risque important de non-comparution », a déclaré le juge Alex Tse après une heure d’audience en grande partie occupée par des débats autour de l’offre, qu’il a jugée « problématique », du consulat saoudien de payer l’intégralité de la potentielle caution, ce qui « ressemble à un chèque en blanc ».

L’avocat d’Abdulrahman Alfozan, 35 ans, a fait valoir que son client n’avait pas tenté de fuir pendant plus d’une semaine entre sa confrontation avec OpenAI et son arrestation.

S’il avait été l’agent d’un gouvernement étranger, pourquoi n’aurait-il pas quitté le pays aussitôt ?, a demandé en substance William Pernik. Il a défendu l’enracinement de son client, « à quelques semaines d’obtenir la nationalité américaine ».

Présent à l’audience, en survêtement épais orange et encadré par deux agents fédéraux, le suspect n’a pas pris la parole.

Employé depuis 2025 par le créateur de ChatGPT, l’ingénieur a été arrêté le 9 octobre après la découverte d’un appareil d’enregistrement dissimulé dans une salle d’OpenAI, occasionnellement utilisée par des dirigeants.

Il n’est poursuivi que pour « interception de communications », passible de cinq ans de prison, et non pour espionnage. Mais le chef du renseignement américain et le directeur du FBI ont présenté l’affaire comme un enjeu de sécurité nationale.

« Ce n’est un secret pour personne » que d’autres chefs d’accusation pourraient être retenus, a déclaré le procureur Nicholas Parker, sans les détailler.

Face à lui, le juge a concentré les débats sur l’implication des autorités saoudiennes. « Ils sont prêts à payer beaucoup d’argent pour lui », a-t-il relevé, ne voyant pas « en quoi cela joue réellement en sa faveur ».

Évoquant ses relations avec des personnalités haut placées à Riyad, il l’a qualifié d' »atout précieux pour le gouvernement » saoudien.

Le parquet a fait état d’échanges fréquents avec un membre de la famille royale qui cherchait à le recruter. Sa femme, dont le visa expirait le 12 octobre, a quitté les États-Unis au lendemain de l’arrestation avec le bébé du couple, et les deux pays n’ont pas de traité d’extradition.

La défense proposait sa libération sous bracelet électronique, avec le gel d’environ un million de dollars de placements du couple, assurant que l’épouse était décidée à revenir « dès que possible ».

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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