Le directeur du Mondial de l’auto de Paris tire un bilan « très positif » de l’événement, achevé dimanche après avoir attiré plus de 500.000 personnes et rempli les carnets de commandes des constructeurs, a-t-il indiqué lundi à l’AFP.
Le salon a attiré 518.372 visiteurs en six jours d’ouverture au public, 2 % de plus que la dernière édition en 2024, explique Serge Gachot, son directeur.
Selon lui, les constructeurs ont reçu « beaucoup de prises de commandes ». Dans « une industrie européenne très challengée », « on a eu une semaine vraiment enchantée ».
– Année présidentielle –
Inauguré par le président de la République Emmanuel Macron, qui y a passé plusieurs heures lundi 12 octobre, le salon a ensuite été parcouru par 37 ministres, chefs de partis ou candidats à la présidentielle, à quelques mois de l’élection.
Se sont ainsi faufilés entre les stands les candidats Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier, cheffe des Écologistes (accompagnée de son bébé en poussette), Édouard Philippe (Horizons), Bruno Retailleau (Les Républicains), Natacha Polony, ex-journaliste et candidate souverainiste, ou encore de Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, et Jordan Bardella, président du Rassemblement national.
– Les mots du Mondial –
Les mots IAA ou « usines tournevis » ont été entendus chaque jour dans les allées du Mondial.
Le futur « Industrial Accelerator Act » (IAA), qui vise à renforcer l’industrie automobile européenne, était suspendu aux négociations entre la France et l’Allemagne, qui ont officialisé vendredi leur accord, avec une moindre réduction des émissions de CO2.
Il a également été beaucoup question d »usines tournevis », où seul « le dernier boulon est assemblé en Europe », selon les mots de l’Élysée, les composants venant de Chine.
En attendant l’IAA, cette pratique permet de respecter certains critères du « made in Europe ».
– Voitures stars –
Le prototype de la future 2CV électrique de Citroën, présentée en orange vif, a attiré les visiteurs en nombre. Inspirée du modèle mythique arrêté en 1990, elle ne sera pas commercialisée avant 2028.
Beaucoup prenaient aussi en photo le Cybercab doré de Tesla, robotaxi 100 % autonome, sans pédales ni volant.
– Voitures presque autonomes –
S’il n’a pas encore le feu vert de l’Europe, la marque d’Elon Musk a en revanche fait tester aux volontaires des véhicules partiellement autonomes, autorisés en Belgique ou aux Pays-Bas, où le conducteur doit garder les mains près du volant.
Ils ont aussi pu monter à bord de véhicules similaires du chinois Xpeng, et tous les créneaux d’essais des deux constructeurs ont été remplis.
« Incroyable », « bluffant » : venus en famille ou entre amis, de tous âges, les visiteurs se sont dits impressionnés par ces tours de 10-15 minutes dans Paris, sous la conduite d’un chauffeur de la marque.
jco/abb/vmt
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