Le Syndicat des énergies renouvelables a présenté jeudi 27 propositions pour une « énergie souveraine » en vue de la présidentielle 2027, en préconisant notamment de créer un « bouclier énergétique universel » au profit des ménages financé avec la taxe carbone européenne.
L’organisation professionnelle propose également de comptabiliser les investissements publics dans la transition énergétique « comme un investissement et non comme une dépense de fonctionnement » en les excluant de la règle des 3% de déficit public.
« La première proposition que l’on met en avant, c’est la construction d’un bouclier énergétique universel », a déclaré Jules Nyssen, le président du SER, lors d’une conférence de presse.
Il s’agit de « construire un système d’aide principalement destiné aux ménages et dont la vocation est de les protéger contre les fluctuations des prix » de l’énergie en faisant en sorte que « le reste à charge énergétique du ménage soit inférieur à sa facture énergétique actuelle ».
Pour ce faire, le SER propose d’adosser ce « bouclier énergétique universel » aux recettes que la France pourra tirer de l’ETS2, le système européen d’échange de quotas d’émission, attendu l’année prochaine, qui viendrait compléter le mécanisme des Certificats d’économie d’énergie (CEE).
Les revenus de l’ETS2 représentent entre 7 et 15 milliards d’euros par an pour la France au cours de la période 2026-2032, souligne le SER, qui suggère également de refondre l’ensemble des aides existantes (MaPrimeRénov’, leasing social…) dans un dispositif unique.
Le SER propose également de créer un fonds de transition énergétique « permettant de mobiliser l’épargne privée pour investir dans la solidarité énergétique » et complété éventuellement par « une poche de 5 à 10 milliards d’euros issue des livrets réglementés (Livret A et LDD).
Un tel fonds, même si son rendement est limité, serait attractif dès lors que sa finalité est clairement garantie et qu’il est sans risque », estime le SER.
Parmi les autres propositions, le SER recommande de lancer un grand « plan chaleur et froid renouvelables », qui permettrait de répondre au chauffage hivernal mais aussi à l’intensification des vagues de chaleur comme celle qu’a connue la France l’été dernier.
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