Le réseau social X d’Elon Musk s’est engagé à examiner sous 24 heures en moyenne les contenus « haineux et terroristes » au Royaume?Uni, a annoncé vendredi le régulateur britannique des médias, qui y voit l’un des niveaux de protection les plus élevés de la plateforme dans le monde.
« X examinera et évaluera, en moyenne dans les 24 heures suivant leur signalement, les contenus présumés illégaux à caractère terroriste et haineux au Royaume-Uni » et devra aussi restreindre dans le pays l’accès aux comptes signalés liés à des « organisations terroristes interdites », indique le régulateur Ofcom.
« Si ces objectifs sont atteints, ils offriront aux utilisateurs britanniques certaines des protections les plus fortes disponibles sur X dans le monde », estime-t-il.
L’entreprise d’Elon Musk promet de soumettre « des données sur sa performance » à l’Ofcom chaque trimestre pendant un an, afin qu’il puisse « suivre activement ses résultats », précise le régulateur.
L’Ofcom a lancé l’an dernier un programme visant à s’assurer que les plus grandes plateformes de réseaux sociaux disposent de systèmes adéquats pour traiter les contenus illégaux partagés sur leurs services.
Les engagements de X « représentent un pas en avant, mais il reste beaucoup à faire », prévient Oliver Griffiths, un responsable du régulateur, cité dans le communiqué.
« Cela revêt une importance particulière au Royaume-Uni, après plusieurs crimes motivés par la haine dont a été victime la communauté juive », ajoute-t-il.
Plusieurs attaques, dont des incendies ou des tentatives d’incendies ciblant des lieux de la communauté juive, mais surtout une attaque au couteau qualifiée d' »acte terroriste » par la police, qui a fait deux blessés, se sont produites à Londres depuis la fin mars.
Le réseau social d’Elon Musk, ainsi que son entreprise d’intelligence artificielle xAI, sont par ailleurs visés par deux enquêtes au Royaume-Uni liées aux images à caractère sexuel générées par son chatbot Grok, à l’origine d’un tollé mondial.
L’une a été ouverte par l’Ofcom, l’autre par le régulateur britannique de la protection des données (ICO).
Des enquêtes similaires ont été lancées à l’échelle de l’Union européenne.
En France, Elon Musk est visé par une information judiciaire concernant de possibles dérives de X en sa qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme.
Contacté par l’AFP, X n’avait pas répondu vendredi en début d’après-midi.
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