Un cadre de la Banque de France, accusé début février d’avoir soutenu des contenus d’extrême droite sur le réseau social professionnel Linkedin, a été sanctionné par son employeur, a appris lundi l’AFP, confirmant une information du média en ligne L’Informé.
L’intéressé, membre du comité de direction de la Banque de France, l’a lui-même reconnu dans un e-mail envoyé en interne et consulté par l’AFP.
Le rapport diligenté par la Banque a « conclu qu’une trentaine de mes likes constituaient une sérieuse erreur de jugement m’ayant conduit à un manquement au regard de nos règles de déontologie », écrit-il. « Celui-ci a été sanctionné, ce que je comprends et accepte », écrit-il encore.
La nature de la sanction, qui n’a pas fait l’objet d’un échange paritaire avec les représentants du personnel, n’a pas été rendue publique.
Contactée par l’AFP, la Banque de France n’a pas fait de commentaire.
Selon la CGT, le cadre avait – via les options « j’aime » ou « trouve ceci drôle » disponibles sur le réseau social – soutenu des publications de l’ex-candidate d’extrême droite à la mairie de Paris Sarah Knafo ou encore du député européen RN Matthieu Valet.
Le premier syndicat de la banque centrale a dénoncé lundi une « mascarade de procédure disciplinaire » et publié de nouvelles accusations envers un autre cadre de la Banque de France, lui aussi membre du comité de direction, accusé notamment d’avoir « liké » un post d’un député du Rassemblement national.
Dans les principes éthiques et déontologiques de l’institution, figure la consigne pour les agents d’exercer « leurs fonctions avec neutralité », et de ne manifester « aucune opinion politique, philosophique ou religieuse ».
bp/ak/vmt
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