Le Sénégal espère lancer à l’horizon 2028 la deuxième phase du développement du champ pétrolier de Sangomar au large de ses côtes, avec environ huit puits supplémentaires destinés à maintenir et potentiellement augmenter la production, a déclaré jeudi à l’AFP le directeur général de la Société du pétrole du Sénégal (Petrosen).
« Nous espérons qu’à l’horizon 2028, on pourra vraiment entrer dans cette phase 2 », a déclaré à l’AFP Thierno Seydou Ly, directeur général de Petrosen, en marge d’une rencontre à Dakar sur les secteurs pétrolier et gazier.
Il a également précisé que des discussions étaient en cours avec le groupe australien Woodside Energy, opérateur du champ, sur les infrastructures, les volumes de production ainsi que les aspects financiers et fiscaux.
La phase 2 prévoit actuellement « à peu près huit puits supplémentaires », selon M. Ly.
Ces estimations sont toutefois susceptibles d’évoluer en fonction des optimisations qui seront retenues, a souligné le directeur général de Petrosen.
Les investissements nécessaires n’ont pas encore été arrêtés. « Dans les prochains jours, on pourra avoir plus de visibilité sur le coût d’investissement de cette phase », a soutenu Thierno Seydou Ly. Les discussions sur les aspects financiers se poursuivent, a-t-il ajouté.
Le Sénégal a démarré en juin 2024 sa production pétrolière dans le champ de Sangomar, du nom du site de production du pétrole offshore (centre-ouest du pays).
Le pays est également devenu fin décembre de la même année producteur de gaz, qu’il partage avec la Mauritanie, à leur frontière maritime.
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