Un tribunal de l’Etat américain du Missouri a rejeté une plainte contre le géant de l’agrochimie Bayer, portée par trois femmes qui imputaient leur cancer à son herbicide phare à base de glyphosate, le Roundup.
Bayer a salué vendredi cette décision dans un communiqué, soulignant qu’il s’agissait de la première décision depuis l’arrêt en sa faveur rendu par la Cour suprême des Etats-Unis en juin.
Les contentieux liés au glyphosate ont coûté à Bayer plus de 10 milliards de dollars depuis 2018, date du rachat de Monsanto, le fabricant du Roundup.
Un jury du Missouri a rejeté à l’unanimité jeudi la plainte de trois femmes qui dénonçaient un défaut de fabrication et affirmaient que le Roundup n’aurait pas dû être commercialisé.
« Ce verdict devrait envoyer un signal fort à de futurs plaignants » s’est félicité l’avocat de Bayer aux Etats-Unis, Bill Dodero, dans un communiqué, soulignant qu’après la décision de la Cour suprême américaine, il leur serait désormais difficile de se prévaloir en justice d’un éventuel préjudice.
La Cour suprême a conclu en juin que le fabricant devait se conformer à l’étiquetage approuvé par l’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) qui ne considère pas le glyphosate comme cancérogène.
En conséquence, les plaignants ne peuvent reprocher à Bayer de ne pas apposer sur ses produits aux Etats-Unis des avertissements sanitaires supplémentaires quant au potentiel risque de cancer.
Le glyphosate est toutefois classé comme un « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
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