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Études préalables
Ouvrages de protection contre la houle
C4631 v1 Article de référence

Études préalables
Ouvrages de protection contre la houle

Auteur(s) : Daniel CAMINADE

Date de publication : 10 août 1995 | Read in English

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1 - Études préalables

2 - Digues à talus

3 - Digues verticales

4 - Quelques ouvrages spéciaux

5 - Études sur modèles réduits

  • 5.1 - Nécessité de telles études
  • 5.2 - Comment les suivre ?
  • 5.3 - Leur coût

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Auteur(s)

  • Daniel CAMINADE : Ingénieur civil des Ponts et Chaussées. Docteur en Génie civil - Maître de conférences et Responsable de la Maîtrise de Génie civil à l’Université du Havre

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INTRODUCTION

Les ouvrages de protection contre la houle sont les ouvrages qui permettent de protéger un port ou une partie d’un port (plan d’eau, terre‐plein) contre les actions de la houle (attaque directe, franchissements, submersion, érosion…).

Certains de ces ouvrages peuvent aussi être utilisés pour protéger des installations ou des ouvrages isolés (prise d’eau, émissaire en mer) ou même des portions de littoral.

Ce sont des ouvrages artificiels construits par l’homme, à l’exception des ouvrages naturels qui peuvent avoir les mêmes fonctions.

Certains de ces ouvrages peuvent être situés à l’intérieur du port ; ils permettent alors d’améliorer ou de compléter la protection contre la houle : jetées intérieures, contre‐jetées, talus de terre‐pleins ou plages d’amortissement.

D’une manière traditionnelle, on peut classer ces ouvrages en :

  • digues ou brise‐lames ou jetées qui se subdivisent en :

    • digues à talus construites généralement à l’aide d’enrochements naturels ou artificiels (béton) ;

    • digues verticales dont la paroi exposée à la houle peut être ou non perméable ;

  • ouvrages spéciaux qui sont employés dans des conditions spécifiques. Parmi ceux‐ci, on peut citer :

    • le mur d’eau fixe ;

    • le mur d’eau oscillant ;

    • les brise‐lames flottants ;

    • les ouvrages de prédéferlement ;

    • les tapis d’algues synthétiques ;

    • les rideaux de bulles d’air.

    Jusqu’à présent, ces deux derniers types d’ouvrage ont un rapport coût (investissement et exploitation)/efficacité trop défavorable pour être utilisés de façon étendue.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-c4631

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1. Études préalables

Avant d’entreprendre l’implantation finale et la construction d’un ouvrage de protection contre la houle, il est nécessaire de bien connaître les caractéristiques du site ainsi que les ressources locales, de façon à réaliser un ouvrage qui soit optimisé en fonction des critères fondamentaux que sont :

  • la durabilité ;

  • l’efficacité de la protection contre la houle ;

  • le coût de construction ;

  • le coût d’entretien.

En effet, compte tenu du coût très élevé de ce type d’ouvrage, leur durée de vie souhaitable est d’au moins 50 ans, et atteint souvent plusieurs siècles.

En général, les renseignements recueillis lors de la phase préliminaire des études sont suffisants pour pouvoir déterminer l’implantation du port et les caractéristiques de ses ouvrages principaux de protection contre la houle, mais ils s’avèrent souvent trop partiels pour pouvoir définir et concevoir de façon précise ledit ouvrage.

Il y a donc lieu, dans la plupart des cas, de recourir à une campagne de reconnaissance spécifique au site retenu.

1.1 Caractéristiques géotechniques du site

Les reconnaissances géotechniques porteront sur les divers aspects, exposés ci‐après, de façon à utiliser les matériaux disponibles sur le site ou à proximité immédiate comme fondation ou comme éléments constitutifs de la digue.

HAUT DE PAGE

1.1.1 Fondation de la digue

Nota :

on se reportera à la rubrique Géotechnique. Mécanique des sols et des roches [C 200] de ce traité.

La campagne de reconnaissance devra préciser les caractéristiques des sols à prendre en compte pour le calcul des ouvrages, non seulement en ce qui concerne la stabilité proprement dite, mais aussi en ce qui concerne les évolutions à moyen terme (tassements).

Si l’on envisage un ouvrage sur pieux, on déterminera la force portante de ceux‐ci au moyen de techniques...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - BONNEFILLE (R.) -   Cours d’hydraulique maritime.  -  École Nationale Supérieure des Techniques Avancées. Masson (1990).

  • (2) - CHAPON (J.) -   Travaux maritimes.  -  Eyrolles (1972).

  • (3) -   Shore Protection Manual. –  -  Coastal Engineering Research Center (CERC) (1984).

  • (4) - GRAILLOT (A.) assisté de : MM. CAMINADE, FOURGEAUD, JANOUEIX, JOLIVET, LEVEN, TUAL, HAUVILLE -   Cours de travaux maritimes.  -  École Nationale des Travaux Publics de l’État (1982). Institut Portuaire d’Enseignement et de Recherche (1987).

  • (5) - LAVAL (D.) -   Cours de travaux maritimes  -  à l’école Nationale des Ponts et Chaussées (1963‐1964).

  • (6) - AIPCN -   *  -  Rapport final de la 3e Commission internationale pour l’étude des lames. Supplément au bulletin...

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