Évolution des nanotechnologies
Modeler des nano-objets dans des moules de cristal
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Évolution des nanotechnologies
Modeler des nano-objets dans des moules de cristal

Auteur(s) : Chaouqi MISBAH

Date de publication : 10 oct. 2005 | Read in English

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Présentation

1 - Introduction

2 - C'était il y a 50 ans !

3 - Évolution des nanotechnologies

4 - Fabrication de nanostructures par la technique de photolithographie

5 - Conquérir un nanomonde !

6 - Auto-organisation spontanée

7 - Application des boîtes quantiques ?

  • 7.1 - Biodétection
  • 7.2 - Lasers modulables à base de LED (Light Emitting Diodes)
  • 7.3 - Télécommunications
  • 7.4 - Ordinateurs quantiques

8 - Conclusion

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

La microélectronique est en quête perpétuelle de miniaturisation, et ce dans le but d'améliorer les performances des dispositifs tout en diminuant leur coût de fabrication. La modélisation des nano-objets est ainsi une voie prometteuse dans des domaines tels que les lasers, les nouvelles technologies de l’information et de la communication ou encore la biodétection. Cet article propose un aperçu de l’évolution des nanotechnologies dans un premier temps. Les différents dispositifs mis en oeuvre et les limites physiques et technologiques de cette modelisation sont par la suite passés en revue. Ainsi, l’auto-organisation spontanée ou encore l’application des boîtes quantiques sont autant d’aspects détaillés.

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Auteur(s)

INTRODUCTION

La naissance spontanée de formes dans la nature est une voie prometteuse dans la fabrication des nanostructures pour les technologies du futur amenées à être utilisées dans des domaines aussi variés que les lasers, les nouvelles technologies de l'information et de la communication, la biodétection, les ordinateurs quantiques... Pour ce faire, on doit comprendre cette nature pour la mettre dans les conditions nécessaires afin qu'elle produise spontanément les architectures, ou moules, nanométriques souhaitées.

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3. Évolution des nanotechnologies

La nanotechnologie se réfère à l'échelle spatiale, c'est-à-dire le nanomètre. L'évolution de la technologie s'est appuyée sur une approche globale appelée top-down : on part du plus grand pour aller vers le plus petit. Par définition, la nanotechnologie, concerne l'approche inverse (bottom-up) : dans ce cas, on part du plus petit pour aller vers le plus grand. L'idée consiste à manipuler des atomes individuels et, en les manipulant et en faisant appel à des procédés d'assemblage, on forme des groupes d'atomes. Si on était capable de les organiser correctement, on pourrait ainsi former des nanomatériaux ou des nanomachines. Il a été souvent cru, à tort, que la « nanotechnologie » est toute technologie liée à l'échelle du nanomètre ou même jusqu'à 100 nanomètres, quel que soit le type d'approche. Ce qu'on appelle nanotechnologie concerne plutôt la création de nouveaux matériaux, dispositifs ou systèmes, par le contrôle de la matière à l'échelle atomique. Les nano-objets ont la particularité d'exhiber des propriétés qui peuvent être foncièrement différentes de celles observés sur le même matériau à l'état macroscopique.

Exemple :

au sein d'un nano-objet les propriétés fondamentales des matériaux, c'est-à-dire les propriétés biologiques, mécaniques, thermiques, électriques, magnétiques, optiques, dépendent de la taille des nanostructures et diffèrent énormément du matériau massif. Ainsi, des nanostructures peuvent posséder des propriétés mécaniques extraordinairement plus élevées que les propriétés du même matériau sous sa forme massive.

Puisqu'on dispose d'outils, comme le microscope tunnel, permettant de manipuler des atomes, peut-on pour autant fabriquer des nanomachines ? L'opération, qui consiste à fabriquer des nanostructures atome par atome pour former des nano-objets, les disposer sur une puce, est trop lente pour qu'elle représentent un quelconque attrait industriel. Même si on possédait un appareil capable de manipuler un million d'atomes par seconde, il faudrait à l'heure actuelle 13 milliards d'années juste pour reconstruire une feuille de papier ! À ce stade permettez-moi de faire une digression qui aura sa place dans ce qui suivra dans ce texte. À la différence des machines industrielles, la nature dispose d'une capacité de fabrication...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - MEINDL (D.), CHEN (Q.), DAVIS (A.) -   Limits on silicon nanoelectronics for terascale integration.  -  A computer science odyssey, Science, vol. 293 ; no 5537 ; p. de 2044 à 2049 (2001).

  • (2) - DANKER (G.), PIERRE-LOUIS (O.), KASSNER (K.), MISBAH (C.) -   Peculiar effects of anisotropic diffusion on dynamics of vicinal surfaces.  -  Phys. Rev. Lett., vol. 93, p. de 185504 à 185507 (2004).

  • (3) - ORLOV (A.O.), KUMMAMURU (R.), RAMASUBRAMANIAM (R.), LENT (C.S.), BERNSTEIN (G.H.), SNIDER (G.L.), WANDELT (K.) -   Clocked quantum-dot cellular automata shift register.  -  Surface science, vol. 532-35 ; p. de 1193 à 1198 (2003).

  • (4) - YANO (K.), ISHII (T.), HASHIMOTO (T.), KOBAYASHI (T.), MURAI (F.), SEKI (K.) -   Room-temperature single-electron memory.  -  IEEE transactions on electron devices ; vol. 41 ; no 9 ; pp. 1628-1638 (1994).

  • (5) - DEXLER (E.) -   Engines of Creation.  -  Anchor Books Editions, 1986 (1990).

  • ...

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