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Eolien et solaire: la dynamique reste à amplifier !

Posté le par Matthieu Combe dans Énergie

Selon le Panorama de l'électricité renouvelable, au deuxième trimestre 2017, le rythme de raccordement des installations éoliennes et solaire reste largement insuffisant. Une ombre au tableau pour espérer atteindre les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l'Energie.

Pour le premier trimestre, le Ministère de la transition écologique et solidaire se félicitait du niveau record de raccordements éolien : 330 mégawatts (MW). Il s’agissait  du plus haut niveau jamais observé lors d’un premier trimestre pour l’éolien, environ deux fois plus qu’au premier trimestre 2016 (141 MW). Au deuxième trimestre, l’enthousiasme est beaucoup moins de mise. Seulement 200 MW ont été raccordés sur la période, contre 464 MW au deuxième trimestre 2016. C’est le constat dressé par le Panorama de l’électricité renouvelable, réalisé par Enedis, RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’Association des distributeurs d’électricité en France (l’Adeef).

Concernant l’éolien, l’objectif fixé par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), est fixé à 15 gigawatts (GW) pour 2018. Il est actuellement atteint à 82,3 %. Loin de devoir ralentir, le rythme de raccordement annuel doit donc s’intensifier. Il devrait se rapprocher des 1.770 MW pour 2017 et 2018, calcule le rapport. « Le ralentissement observé sur le dernier trimestre, s’il se confirmait, mettrait alors aussi en question l’atteinte de la fourchette basse de 21.800 MW en 2023, notent les auteurs. Pour parvenir à la fourchette haute de 26.000 MW d’éolien raccordé en 2023, le rythme de raccordement doit encore s’accélérer de 50 % et s’établir à 2.100 MW par an ».

Un solaire encore plus à la traîne

Sur le solaire, 194 MW ont été raccordés durant le deuxième trimestre. C’est un record trimestriel depuis le troisième trimestre de 2015. Et la puissance raccordée ce deuxième trimestre, est en augmentation de 12,4 % par rapport au 2ème trimestre 2016. « Cette dynamique traduit les premiers effets des appels d’offres planifiés dans le cadre de la PPE », estime le rapport d’étude. Mais les efforts sont loin d’être suffisants. Fin juin, le parc solaire atteint une capacité installée de 7.064 MW, soit 69% des objectifs fixés pour la filière pour 2018 (10.200 MW). Ils ne seront pas atteints. Si l’on ajoute les projets en développement, la puissance s’élève à 9.632 MW. C’est 94,4 % de l’objectif national fixé à pour fin 2018.

Toutes filières confondues, la progression du parc de production renouvelable au deuxième trimestre 2017 a été de 417 MW, en net retrait par rapport à l’augmentation constatée au deuxième trimestre de l’année précédente (728 MW). Il s’agissait du niveau le plus important depuis 4 ans. Sur une année glissante, 2.030 MW ont été raccordés, contre 2.140 MW un an auparavant. Le rythme total des raccordements reste stable, mais aucune intensification n’est à l’oeuvre au moment où Nicolas Hulot vient de présenter son Plan Climat.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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