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Un boîtier connecté aide les éoliennes à fonctionner à plein régime

Posté le par La rédaction dans Innovations sectorielles

Sans réglages adéquats, une éolienne ne livre pas tout son potentiel énergétique. L'instrument connecté de Sereema, équipé de plusieurs capteurs, est une solution pour identifier la cause de ces pertes.

Les éoliennes ont beau s’appuyer sur des automatismes robustes et fiables, cette technologie éprouvée ne donne pas toujours son maximum. La faute à des dérives ou des réglages imprécis (équilibrage, orientation des pales, etc) susceptibles de pénaliser la production électrique de l’ordre de 5 %. Fondée en 2015, la jeune pousse Sereema a développé un boîtier connecté capable d’identifier ces défauts. «Les exploitants qui supervisent le parc éolien savent de cette manière si les performances sont optimales, ajoute Jérôme Imbert, le PDG. Quant aux équipes de maintenance, elles n’interviennent que si nécessaire. Notre dispositif éclaire et affine la vision de ces professionnels.»

Ce boîtier d’une trentaine de centimètres de long se pose sur l’éolienne même et sert à en étudier le comportement. «Il se fixe sur le mat, derrière la nacelle, précise Jérôme Imbert. Il est autonome, hormis l’alimentation électrique, mais ce n’est pas une contrainte sur une éolienne. Les capteurs embarqués – gyroscope, accéléromètre… – détectent les vibrations et les mouvements de la machine. D’autres données, comme les paramètres du vent, sont issues du logiciel SCADA (Supervisory control and data acquisition) utilisé par l’exploitant. Un premier niveau de traitement des données est appliqué dans le boîtier lui-même. Ces informations sont ensuite transmises via une liaison GSM dans le cloud, où s’effectue un second traitement, plus poussé. Enfin, un tableau de bord analytique et synthétique est mis à disposition de l’exploitant.» Un outil d’aide à la décision, en somme.

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Les méthodes alternatives pour obtenir un tel diagnostic sont moins précises ou plus coûteuses, estime Jérôme Imbert : «Les données du SCADA sont une source possible mais les valeurs moyennes ne sont produites que toutes les 10 minutes. Notre boîtier peut réduire l’intervalle de mesure à quelques centièmes de seconde. D’autre part, engager un expert est une opération onéreuse, sans garantie de résultats, car cette intervention n’est pas toujours nécessaire au final.» Des prototypes du boîtier «surveillent» depuis juillet 2015 cinq éoliennes implantées dans le sud de la France. Ils n’ont pas tardé à justifier leur présence. «Des risques aérodynamiques sur les pales ont ainsi été découverts, enchaîne Jérôme Imbert, et les équipes procèdent à des réglages correctifs.» Sereema cherche d’autres sites pilotes afin de perfectionner son dispositif.

Par Frédéric Monflier

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Posté le par La rédaction

Les derniers commentaires

  • A quoi sert-il de faire tant d’efforts pour gagner quelques % de rendement, quand on sait bien que les éoliennes fonctionnent en variable d’ajustement du parc nucléaire et que, dans un champ même venté, il est très courant d’en voir la plupart arrêtées sauf une, plus un ou deux autres qui, de temps en temps, se mettent à tourner ?


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