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Soudure et cobotique

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Soudage et cobotique : l’alliance entre le savoir-faire du soudeur et la souplesse des robots collaboratifs

Posté le par Arnaud Moign dans Informatique et Numérique

Le salon Global Industrie 2023* vient de se terminer et les technologies de cobotique étaient particulièrement bien représentées cette année. Comme en 2022, vous avez notamment pu découvrir le cobot de soudage F/i cobot développé par Fronius et FTS Welding, un équipement capable de reproduire le mouvement du soudeur et qui place le savoir-faire du soudeur au cœur de la symbiose entre l’homme et la machine ! Découvrons pourquoi le cobot est le compagnon idéal du soudeur 4.0.

Dans cet autre article consacré aux nouvelles pratiques en matière de soudage, Christophe Jouve, responsable robotique chez Fronius France, nous expliquait les avantages de la cobotique et des nouvelles technologies de générateurs pour la production et comment elles pouvaient contribuer à attirer de nouveaux collaborateurs. Nous verrons ici pourquoi la robotique collaborative doit être perçue comme un outil d’aide et non de remplacement, la place des cobots étant dans le box, aux côtés du soudeur-roboticien.

Soudeur et cobot : des compétences complémentaires pour les petites séries

De l’avis de Christophe Jouve, si la cobotique permet d’améliorer considérablement les conditions de travail des soudeurs, en revanche les cobots ne remplaceront jamais les soudeurs, dont le savoir-faire est indispensable, notamment lorsqu’il s’agit de qualifier les paramètres de soudage.

« Lorsqu’on est en cobotique, on a toujours besoin du savoir-faire du soudeur, peut-être même encore plus qu’en robotique, car les projets associant soudage et robotique concernent la production de grandes séries de pièces.

Ce sont donc de gros projets, avec des phases de tests et pendant lesquels les soudeurs peuvent s’appuyer sur une équipe d’ingénieurs. Comme la cobotique concerne essentiellement les petites séries, elle s’adresse donc principalement aux sociétés de type PME qui ne disposent pas d’une telle infrastructure. Pour ces sociétés, les calculs de structure et les essais ne sont pas monnaie courante : c’est le soudeur qui décide comment il faut travailler, souvent à partir d’un plan, en respectant les règles de l’art. »

L’exemple F/i cobot : un équipement capable de recréer le geste du soudeur !

Pour qu’une solution cobotique soit efficace, elle doit ainsi permettre de reproduire la précision, la répétabilité et la dextérité du soudeur. C’est ce que propose Fronius avec sa solution de soudage robotisée appelée F/i cobot, créée en association avec FTS Welding.

La principale force de cette solution est la fonction Imite® qui permet, comme son nom l’indique, d’imiter le geste du soudeur et dont le fonctionnement est on ne peut plus simple.

L’opérateur commence tout d’abord par souder une première pièce, en utilisant la torche fixée au cobot, ce qui permet au cobot d’enregistrer les mouvements effectués. Une fois cette première soudure réalisée, le cobot est ainsi en mesure de reproduire le geste du soudeur sur les pièces suivantes !

D’après Christophe Jouve, le soudage par apprentissage est une solution efficace, car elle repose sur le savoir-faire du soudeur : « Quand un soudeur soude, il ne se pose jamais la question de savoir s’il se déplace exactement à 25 cm/min ou s’il est à 15 ou 17 mm de la pièce. Il soude, tout simplement, en vérifiant que la soudure correspond à ce qui est demandé. Comme en peinture, le soudage est un domaine qui nécessite un certain savoir-faire et souder de l’acier, de l’aluminium ou de l’inox, ce n’est pas la même chose. »

En outre, le F/i cobot a un énorme avantage pour l’opérateur : il n’a pas besoin de disposer de notions de programmation, ce qui rend cette technologie accessible à n’importe quel soudeur, tout en lui laissant la possibilité de se concentrer sur les pièces à forte valeur ajoutée, les séries étant réalisées par le cobot qui devient un véritable assistant de production.

Cobotique et fabrication additive métallique : des technologies qui s’industrialisent

Enfin, Christophe Jouve voit également une analogie entre la cobotique et la fabrication additive métallique, une niche qui était, il y a encore quelques années, au stade du laboratoire et qui, petit à petit, se développe en rentrant dans l’industrie.

« La fabrication additive vient combler une partie de ce que faisait la fonderie auparavant, mais avec plus de souplesse. D’un autre côté, la cobotique vient combler une plage de petite et moyenne série qui n’était pas rentable en robotique et mobilisait beaucoup de personnel pour des opérations manuelles. Fronius reçoit régulièrement des demandes concernant des projets de fabrication additive comme de cobotique. »


* Global industrie

Pour aller plus loin

Posté le par Arnaud Moign


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