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Canicule: « pas de risque d’approvisionnement en eau potable » à ce stade, selon le gouvernement

Posté le par AFP

La canicule exceptionnelle qui a sévi pendant près de deux semaines en France, et qui pourrait revenir à compter de vendredi selon Météo-France, n’a pas provoqué « de risque d’approvisionnement en eau potable » à ce stade, a déclaré mercredi le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

« Il n’y a pas de risque d’approvisionnement en eau potable, comme ça a pu être le cas lors de l’épisode de sécheresse de 2022 », a déclaré sur TF1 M. Lefèvre.

Ce dernier, qui a participé dans la matinée le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH), a néanmoins relevé dans une déclaration à son issue une « dégradation de la ressource en eau » alors que « l’épisode de sécheresse en cours est appelé à se poursuivre et à s’intensifier dans les semaines à venir ».

« 94 départements ont franchi des seuils de vigilance ou d’alerte (contre respectivement 64 et 85 à la même période en 2025 et en 2022) » et « 27 départements sont en état de crise – près de trois fois plus qu’en 2025 à la même date (11), et plus qu’en 2022 (23), année pourtant marquée par une sécheresse historique », a indiqué le ministère.

En juillet 2022, plus d’une centaine de communes dont les canalisations étaient vides avaient dû être approvisionnées en eau potable par des camions-citernes.

Dans les départements en situation de crise, seuls les usages prioritaires de l’eau sont préservés. Les prélèvements d’eau pour l’agriculture sont interdits, totalement ou partiellement, ainsi que de nombreux usages domestiques et publics.

« Ce peut être le remplissage des piscines, ce peut être aussi le lavage des voitures individuelles, et en effet, pour certaines cultures, des interdictions qui sont prises au cas par cas », a dit M. Lefèvre.

Au sortir du CASH, le ministre a également annoncé une intensification des contrôles « pour garantir le respect des règles » et souligné que « les préfets doivent appliquer les restrictions d’usage dans les 5 jours suivant le franchissement des seuils ».

« Il y aura un impact sur la récolte oui incontestablement », a-t-il aussi reconnu sur TF1, mais il est en revanche « trop tôt » selon lui pour dire que cela aura un effet sur les marchés agricoles.

« En 2022, 86% du territoire national avaient fait l’objet de mesures de restrictions plus ou moins fortes d’accès à la ressource en eau », a rappelé mercredi lors d’un point presse le Haut commissaire à la Stratégie et au Plan, Clément Beaune, qui a rappelé qu’à l’horizon 2050, cela pourrait devenir la norme estivale, avec 88% du territoire en moyenne, selon une étude réalisée par ses équipes et dévoilée en janvier 2025.

« Donc, nous devons évidemment anticiper, regarder cette réalité et prendre des mesures de planification et d’anticipation sur les usages, des mesures de sobriété, des mesures d’évitement des conflits d’usage », a-t-il déclaré.

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