La Caisse des dépôts (CDC) a organisé mercredi un colloque rassemblant plusieurs centaines d’organisations publiques et privées afin de les encourager à réduire leur dépendance vis-à-vis des géants américains des nouvelles technologies, comme Microsoft, Amazon ou Google.
« La souveraineté, c’est notre capacité à avoir le choix », a déclaré à l’AFP le directeur général de la Caisse des dépôts Olivier Sichel, « pour des raisons économiques, pour des raisons de sécurité et pour des raisons technologiques ».
Baptisé EuroCommons coalition day, l’événement a pour objet de coordonner les efforts pour « reprendre la main » sur la « résilience numérique », face à « l’urgence » et à « la violence avec lesquelles les pressions géopolitiques et commerciales s’imposent aujourd’hui », selon le programme de la journée, consulté par l’AFP.
Concrètement, la coalition vise à connecter « deux mondes qui avaient un peu de mal à se parler », a expliqué Olivier Sichel: d’un côté des directeurs informatiques qui doutent des capacités et des solutions des start-up européennes, et de l’autre des entrepreneurs qui considèrent ces directeurs acquis par avance aux acteurs dominants américains, par habitude ou par paresse.
La Caisse des dépôts met notamment en avant des solutions dites en « open source » (libre accès), ce qui signifie que leur fonctionnement interne est public, permettant aux programmeurs de personnaliser certaines parties du logiciel en fonction de leurs besoins.
Elle invite également les entreprises à identifier leurs vulnérabilités et leurs dépendances informatiques.
Ce rendez-vous rassemble 300 responsables de systèmes d’information, éditeurs de logiciels libres, fondations et institutions publiques de toute l’Europe et a aussi pour objet d’ « officialiser les premières coalitions transfrontalières autour de composants numériques partagés et s’engager à migrer ensemble ».
La Caisse des dépôts a par ailleurs lancé en février le plan « Horizon Numérique 2030 pour la souveraineté numérique européenne », doté de 18 milliards d’euros sur la période allant de 2026 à 2030.
Il vise à « accélérer la transformation numérique de l’économie française et européenne, et renforcer la souveraineté technologique des territoires ».
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