Les compagnies aériennes en France « ne constatent pas (…) d’affaissement de la demande » pour l’été, le niveau des réservations « est au même niveau que l’an dernier », a indiqué mardi Pascal de Izaguirre, président de la Fnam (Fédération nationale de l’aviation).
« Il y a certes un certain attentisme, mais quand on regarde l’évolution de notre carnet de commandes de réservations pour l’été, on est au même niveau que l’an dernier. Nous n’avons pas d’inquiétude à ce stade sur la robustesse de la demande et on anticipe tous un été plutôt convenable, une bonne saison d’été », a expliqué M. de Izaguirre lors d’un point de presse, malgré la hausse du prix du kérosène.
« Toutes les études indiquent que les Français continuent à sacraliser les vacances d’été », a-t-il ajouté.
Le président de la FNAM a indiqué par ailleurs que pour l’instant les compagnies avaient absorbé l’essentiel de l’envolée du prix du kérosène en comprimant leurs marges, ce qui sera visible dans leurs résultats financiers.
Elles ne comptent pas non plus annuler de vols pour cause de hausse du kérosène. « Il n’y a pas de crainte à avoir d’annulation pour telle ou telle raison commerciale, notamment pour l’été », a-t-il assuré.
« Le prix du kérosène, qui pouvait représenter pour les compagnies 25% à 30% du total des coûts, maintenant a pu évoluer jusqu’à 45% », d’où des difficultés pour certaines compagnies. Mais « les hausses tarifaires sont restées modérées et très loin d’être à la hauteur du surcoût du prix du kérosène », a-t-il insisté.
Pas question non plus pour lui d’appliquer un supplément aux billets déjà vendus, ce qui est interdit par l’UE.
La compagnie à bas coûts Volotea a mis en place depuis quelques semaines une clause permettant de réviser le prix du billet après l’achat en fonction des variations du coût du carburant, à la hausse – plafonnée à 14 euros – comme à la baisse.
« Les compagnies aériennes se sont montrées raisonnables », pour ne pas impacter la demande dans cette période clé pour les réservations de l’été, a souligné Pascal de Izaguirre.
Quant aux annulations, elles ont touché « même pas 2% des vols des compagnies françaises »: elles ont porté sur « certains vols (…) excessivement déficitaires » et se sont « concentrées sur les mois de mai et juin, (…) mais n’ont pas porté sur la période de pointe de l’été », a-t-il ajouté.
Il s’est par ailleurs félicité des récentes décisions permettant aux compagnies d’utiliser du kérosène américain Jet-A et d’étaler certaines charges pour faire face à la crise.
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