Plusieurs grands noms de l’informatique à distance (cloud computing) étaient malmenés à la Bourse de New York mardi peu après l’ouverture, plombés par des informations de presse indiquant un retard d’OpenAI sur ses objectifs de croissance.
Selon le Wall Street Journal, le créateur de ChatGPT a généré un chiffre d’affaires mensuel inférieur à ses prévisions à plusieurs reprises depuis le début de l’année.
Le site du quotidien rapporte également que la start-up de San Francisco s’était fixé d’atteindre un milliard d’utilisateurs fin 2025 mais n’a toujours pas dépassé ce seuil symbolique.
Sollicité par l’AFP, OpenAI n’a pas donné suite dans l’immédiat.
Lors de son dernier point d’étape, fin février, OpenAI avait fait état de plus de 900 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires, ce qui en fait, de loin, l’application à la croissance la plus rapide de l’histoire d’internet.
Mais certains investisseurs craignent une décélération, en partie liée à la concurrence de plus en plus féroce dans l’intelligence artificielle (IA) générative.
OpenAI fait vivre une partie de l’écosystème du « cloud » du fait de ses immenses besoin de stockage et de traitement de données.
L’entreprise californienne est notamment engagée dans un partenariat d’ampleur avec le grand acteur de l’informatique à distance Oracle ainsi que la société d’investissement japonaise SoftBank.
Le projet Stargate table sur 500 milliards de dollars d’investissement dans des centres de données.
Mardi, vers 14H10 GMT, le titre Oracle abandonnait 2,84%. SoftBank, cotée à New York par le biais de certificats d’investissement (Tokyo étant sa place de cotation principale), lâchait 10,10%.
SoftBank est l’un des principaux actionnaires de la société dirigée par Sam Altman.
CoreWeave, autre important prestataire d’OpenAI dans le « cloud », reculait lui de 2,31%.
Dans une déclaration transmise à l’AFP, CoreWeave a précisé qu' »OpenAI (était) un partenaire formidable, mais pas le seul ».
Le groupe de Livingston (New Jersey) a mentionné, parmi ses autres clients, Meta, Anthropic, Microsoft, Google et IBM.
« A mesure que les entreprises installent leur IA, la demande de calcul (effectué par des processeurs dans des centres de données) continue à croître », a déclaré une porte-parole.
« Nous continuons à observer un niveau de demande supérieur à l’offre dans l’ensemble de l’écosystème IA », a-t-elle ajouté.
tu/yk
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