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Feu vert de l’État à un projet contesté de raffinerie de métaux en Gironde

Posté le par AFP

Un projet contesté de raffinerie de métaux pour les batteries de véhicules électriques, classée Seveso et implantée en zone inondable au nord de Bordeaux, a obtenu l’autorisation environnementale pour son implantation, a annoncé mardi la préfecture.

Cette décision, signée le 3 juillet par la préfète de Gironde Sophie Brocas, « atteste que le projet répond aux exigences réglementaires en matière de protection de l’environnement et de sécurité des populations », peut-on lire dans un communiqué.

Elle intervient après des avis favorables du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) et de la commission d’enquête publique.

L’usine, prévue pour 2028, doit convertir en sulfates 20.000 tonnes de nickel et 3.000 tonnes de cobalt, à destination de la filière de production des batteries de véhicules électriques, sur un appontement du Grand port maritime de Bordeaux entre les communes de Parempuyre et Blanquefort.

Ses détracteurs critiquent notamment le choix de l’emplacement, « en zone humide et inondable », de ce site classé Seveso « seuil haut » – le risque maximal pour l’environnement et la santé humaine – en raison du caractère soluble des produits manipulés, reconnus toxiques pour le milieu aquatique.

L’autorisation environnementale délivrée « intègre des prescriptions strictes afin de prévenir et de réduire les impacts du projet sur l’environnement », affirme la préfecture, assurant que « l’installation sera soumise aux exigences les plus élevées en matière de prévention des risques industriels ».

L’entreprise dit aussi être allée « au-delà de la réglementation » dans ses simulations hydrauliques, afin de surélever au mieux la raffinerie par rapport au fleuve.

Porté par la société Electro Mobility Materials Europe (EMME), le projet, implanté sur 32 hectares, a été reconnu d' »intérêt national majeur » par le gouvernement.

La raffinerie sera « demain en capacité d’assurer la couverture de 30% des besoins français et de 10% des besoins européens en matériaux stratégiques pour la filière batterie », et permettra la création de 500 emplois, dont 200 recrutés localement, fait valoir la préfecture.

Plusieurs recours d’opposants sont entre les mains de la justice administrative, les deux derniers visant l’approbation du nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal, modifié par arrêté préfectoral pour le mettre en conformité avec le projet, ainsi que le permis de construire délivré pour la raffinerie.

mer/ppy/abl

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