Un ressortissant français, placé à l’isolement en raison de symptômes bénins après avoir pris l’avion avec un cas confirmé d’hantavirus, a été testé négatif, a annoncé vendredi à l’AFP le ministère de la Santé.
Le ministère avait indiqué jeudi que des tests diagnostiques étaient en cours et des mesures d’isolement appliquées à ce patient, qui a été en contact avec un cas confirmé tout comme sept autres ressortissants français, mais qui présentait aussi des « symptômes bénins ».
Ces huit personnes n’ont pas pris part à la croisière sur le navire MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus suspecté d’avoir fait trois morts, mais elles ont été identifiées comme « personnes contacts » d’un cas qui lui a été confirmé, après sa sortie du navire, lors d’un vol international du 25 avril 2026 entre Sainte-Hélène et Johannesburg.
Cinq autres Français, qui eux se trouvent à bord du navire, seront rapatriés « dans les 24 à 48 heures qui vont suivre » l’arrivée du bateau aux Canaries, a indiqué vendredi à l’AFP un responsable sanitaire français.
Le navire, qui accueille quelque 150 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités, doit arriver au port de Granadilla, sur l’île de Tenerife, dimanche matin, selon le gouvernement espagnol. Il fait l’objet d’une alerte sanitaire internationale depuis le weekend dernier, lorsque l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été informée de la mort de trois passagers.
Les cinq Français à bord « vont être examinés quand ils vont arriver aux Canaries, et réexaminés » ensuite en France, a expliqué Xavier Lescure, responsable médical du Coreb (Coordination opérationnelle risque épidémique et biologique), structure chargée de coordonner leur suivi.
Ils ne présentaient jeudi pas de symptômes inquiétants, selon le ministère français des Affaires étrangères.
Ces cinq personnes seront rapatriées en France dans « un avion affrété de façon spécifique, avec un personnel de bord qui sera protégé » et « ils ne seront évidemment pas mélangés aux touristes », a précisé M. Lescure, infectiologue et responsable de ce réseau chargé par les autorités sanitaires de renforcer la préparation du système de santé face aux situations d’urgence liées à des événements épidémique et biologique.
A leur arrivée, ceux qui pourraient présenter des symptômes seront hospitalisés dans un établissement de santé de référence pour avoir un test, et n’en sortiront pas « tant qu’on n’aura pas le résultat », a assuré M. Lescure.
« S’ils sont positifs, ils resteront hospitalisés jusqu’à ce qu’on en sache un peu plus sur l’histoire naturelle de la maladie », a-t-il expliqué.
Les patients asymptomatiques seront eux aussi « réexaminés » et « testés » à leur arrivée en France avant de pouvoir rentrer chez eux. « Ils seront surveillés par les structures référentes de chaque secteur » et « ils ne pourront malheureusement pas avoir une vie normale pendant six semaines », a expliqué M. Lescure, en parlant de « quarantaine adaptée à la contrainte des uns et des autres ».
« Il y aura un isolement, il y aura des restrictions physiques » même si « pour le moment, on ne sait pas si on va imposer un arrêt de travail pour tout le monde », a-t-il expliqué.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !