Emmanuel Macron va organiser jeudi une visioconférence avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et plusieurs dirigeants européens pour maintenir la « pression » et le tempo en vue de « coordonner » les dispositifs d’interdiction des réseaux sociaux aux plus jeunes.
Les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Italie, de l’Espagne, des Pays-Bas et de l’Irlande ont déjà confirmé leur participation, mais d’autres pourraient s’y joindre, a déclaré mardi l’Elysée en annonçant cette réunion. La commissaire européenne à la Souveraineté numérique, Henna Virkkunen, doit aussi y prendre part.
« La volonté du président (Macron) est de maintenir une certaine pression sur ce sujet » sur lequel « il faut une mobilisation de l’ensemble des acteurs », a indiqué à des journalistes un de ses conseillers.
En France, un projet de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est en cours d’adoption, mais doit encore faire l’objet de discussions parlementaires et d’un aval de Bruxelles pour entrer en vigueur à la rentrée de septembre comme le souhaite M. Macron.
« On est au milieu du gué sur un certain nombre d’initiatives qui ont été lancées », « et c’est précisément dans ces moments-là qu’il faut maintenir un niveau de pression élevé », a-t-on relevé dans l’entourage présidentiel, ajoutant que plusieurs pays avaient annoncé vouloir suivre l’exemple français et que l’objectif était d’en rallier encore davantage.
L’Elysée dit vouloir s’assurer que les services de la Commission ait « bien compris » la détermination et le « calendrier » français pour qu’ils « avancent aussi en ce sens ».
« L’objectif premier, c’est d’avancer de façon coordonnée et de pousser la Commission (…) à avancer sur la même rythmique » que les pays européens volontaires pour mettre en place une telle interdiction, a insisté la présidence. Pour cela, Bruxelles doit « harmoniser » les outils de vérification d’âge, voire « avancer sur une réglementation européenne sur un seuil d’âge commun » pour simplifier la mesure, alors que pour l’instant les interdictions prévues varient de 14 à 16 ans.
Le sujet a déjà été à l’ordre du jour lundi à l’Elysée d’une réunion d’Emmanuel Macron avec des experts et acteurs de la tech, en l’absence toutefois des représentants des grandes plateformes concernées par la future interdiction.
Ils ont aussi évoqué les réflexions en cours pour « renforcer l’effectivité » du Digital Services Act (DSA), la régulation européenne du numérique, selon la présidence.
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