Le studio français de jeux vidéo Spiders a été placé mercredi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lille, faute d’offre de reprise et face aux difficultés financières de sa maison mère Nacon, a-t-on appris de source syndicale.
A l’origine des jeux « GreedFall » et « Steelrising », le studio Spiders compte 71 employés qui vont perdre leur emploi, a indiqué dans un communiqué le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV).
« C’est un immense gâchis », a réagi auprès de l’AFP Antoine, membre du STJV chez Spiders, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.
« C’est un studio qui a beaucoup d’expérience, de talents et de compétences », a-t-il poursuivi, blâmant « des défauts de gestion importants de la direction de Spiders et de Nacon ».
Dans son communiqué, le syndicat a notamment dénoncé un « montage financier »: « Nacon était à la fois le propriétaire, le président et l’unique client de Spiders » et « tous ses revenus et sa trésorerie étaient captés par le groupe ».
Contactés par l’AFP, Nacon et Spiders n’ont pas répondu dans l’immédiat.
Spiders avait été placé en redressement judiciaire le 30 mars, dans la foulée de sa maison mère, le groupe Nacon.
Basé à Lesquin (Nord), Nacon, qui réunit 16 studios de développement, avait annoncé être en cessation de paiement en février puis avait été placé en redressement judiciaire le 3 mars.
Le groupe, qui a généré plus de 167 millions de chiffre d’affaires sur l’exercice 2024/2025, cherchait notamment à se séparer de Spiders et d’une autre branche baptisée Nacon Tech afin de renflouer ses caisses mais sans succès, selon plusieurs médias spécialisés.
Fondé en 2008, le studio Spiders avait connu des remous à l’automne 2024, plusieurs employés s’étant mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail, notamment des risques de burn-out.
Les difficultés de Nacon, troisième éditeur français après Ubisoft et Pullup, sont liées à celle de sa maison mère, BigBen Interactive, connue pour ses accessoires destinés aux jeux vidéo.
Cette liquidation reflète la mauvaise santé financière du secteur du jeu vidéo, qui emploie quelques 12.000 salariés et a déjà été marqué par la difficile passe financière du géant Ubisoft.
dax/jlo/glr
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