La perte de production du parc nucléaire français liée aux fortes chaleurs, qui ont entraîné cette semaine l’arrêt de trois réacteurs et des baisses de puissance dans d’autres, s’élève à 8,7%, a appris vendredi l’AFP auprès d’EDF.
Le chiffre des pertes de production est de 8,7% par rapport à la puissance installée du parc nucléaire en France (63 GW), a indiqué une porte-parole d’EDF.
Mais le groupe souligne aussi que les centrales disponibles continuent toujours d’assurer un niveau élevé d’exportation d’électricité vers les pays voisins de la France.
Le gouvernement et RTE, gestionnaire du réseau électrique de haute tension, ont tenu cette semaine à rassurer sur la capacité de la France à répondre à ses besoins en électricité, alors que la canicule a fait grimper la demande pour la climatisation.
Dans ce contexte, les centrales à gaz ont été mobilisées, assurant jusqu’à 8% de la production d’électricité dans la nuit de mardi à mercredi, devant l’éolien à cause du manque de vent.
EDF a dû cette semaine mettre à l’arrêt trois de ses réacteurs au Bugey, à Nogent-sur-Seine et à Golfech, en raison de l’élévation des températures des fleuves.
D’autres sites étaient concernés vendredi par des baisses de puissance: il s’agit des réacteurs Chooz 1, Nogent 2, Saint-Alban 2 et Blayais 3.
Les arrêts ou baisses de production décidées par EDF visent à respecter des limites de température et d’échauffement des cours d’eau qui servent à refroidir les installations nucléaires, et ce dans le but de protéger les écosystèmes aquatiques.
En cas de fortes chaleurs, la hausse de la température de ces cours d’eau peut contraindre EDF à réduire, voire arrêter la production des centrales pour éviter de réchauffer les rivières davantage avec les rejets des eaux de refroidissement plus chaudes que lors du prélèvement.
EDF n’a pas sollicité auprès de l’autorité de sûreté ASNR de dérogations à ces limites environnementales, comme elle avait pu le faire en 2022, en raison de craintes pour la sécurité d’approvisionnement électrique.
« On est encore loin d’une demande de dérogation », avait indiqué Rémy Catteau, directeur des centrales nucléaires à l’ASNR, jeudi à l’AFP.
En l’état, le gestionnaire RTE a demandé à EDF d’assurer le fonctionnement « a minima » de 10 réacteurs du 27 juin minuit au 28 juin minuit, dans les centrales de Civaux, Cattenom, Blayais, Chooz, Nogent et Belleville pour des « contraintes réseau », selon un message sur le site d’EDF.
Ce cadre, qui n’est pas dérogatoire, prévoit des limites environnementales « un peu plus permissives » et accompagnées de « mesures de surveillance renforcées de l’environnement », a précisé M. Catteau.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !