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« La consigne appelle le plastique », déplorent les syndicats de déchets, prêts au « bras de fer »

Posté le par AFP

« Le combat à mener est contre l’utilisation du plastique », or « la consigne appelle le plastique », ont mis en garde lundi des représentants de syndicats franciliens de gestion des déchets, vent debout contre le projet d’instaurer une consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique.

« Cette fausse consigne est la pire des solutions, elle appelle le plastique », a expliqué lundi Jean-François Vigier, président du Siom qui gère les déchets de 21 communes du sud de Paris.

Le vice-président de l’association des maires de France (AMF) conteste le terme de « consigne » car le projet ne prévoit pas de réemployer les bouteilles en plastique collectées, mais de les recycler.

Le projet, relancé fin mai par Emmanuel Macron, d’instaurer une consigne sur les bouteilles en plastique pour rattraper le retard de la France sur les objectifs européens de recyclage est une « fausse bonne idée », ont estimé des syndicats franciliens de gestion des déchets particulièrement remontés, qui ont fait part de leur « colère » lundi lors d’une conférence de presse.

A leurs yeux, ce projet « menace directement l’environnement, le pouvoir d’achat des consommateurs et amorce le démantèlement du service public de gestion des déchets », selon leur communiqué.

Rassemblés dans un centre de tri du Syctom, syndicat mixte traitant les déchets ménagers d’Île-de-France, une demi-douzaine de syndicats de gestion des déchets franciliens ont expliqué parler « d’une seule et même voix » et représenter « l’ensemble du champ politique ».

« Il y a une unanimité des élus locaux sur ce sujet, pas un seul ne dira qu’il faut faire cette fausse consigne », a expliqué le président du Syctom, Corentin Duprey.

Il se dit prêt à « aller au bras de fer » si le gouvernement décide de persévérer dans son projet de consigne en plastique, menaçant de « suspendre le paiement de la TGAP », la taxe générale sur les activités polluantes.

Fin 2025, Intercommunalités de France estimait que cette taxe rapportait près de 1,2 milliard d’euros à l’Etat, dont 850 millions d’euros « payés directement ou indirectement par les collectivités, et in fine les contribuables ».

Cette prise de parole intervient à la veille d’une réunion des différentes parties prenantes au projet, organisée par le ministère de la Transition écologique.

« Nous avons des raisons de douter que la concertation en soit vraiment une », a encore déclaré M. Vigier, assurant que les gestionnaires des déchets sont « très combatifs sur (leurs) arguments » en défaveur du projet.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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