La start-up franco-américaine Genesis AI a dévoilé mercredi son premier modèle d’intelligence artificielle (IA) pour robots, ainsi qu’une main robotique capable d’effectuer des tâches précises, au moment où la course aux robots intelligents s’accélère à travers le monde.
Baptisé « GENE-26.5 », ce modèle sert de moteur à une main robotique avec un gant doté de capteurs tactiles, qui permet de collecter des données et « d’exécuter des tâches manuelles complexes et de longue durée », assure l’entreprise dans un communiqué.
Sur des vidéos de démonstration fournies par Genesis AI, on peut en effet voir un robot équipé de ce dispositif faire un milk-shake, cuisiner des oeufs brouillés, jouer du piano ou encore manipuler une pipette de laboratoire.
L’un des défis des modèles d’IA générative appliqués à la robotique est d’apprivoiser des tâches précises qui conjuguent vision et relations spatiales entre les objets.
Beaucoup d’entreprises qui affirment disposer d’humanoïdes « autonomes » utilisent en réalité des robots opérés à distance.
« Vous avez une personne dans une combinaison, ou utilisant des manettes, et chacun de ses mouvements est ensuite transposé chez le robot », avait expliqué à l’AFP Henny Admoni professeure associée à l’Institut de robotique de l’université Carnegie Mellon, lors du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas.
Genesis AI a, de son côté, indiqué à l’AFP que les mains robotiques de ses vidéos n’étaient pas téléopérées.
La start-up, qui compte une soixantaine d’employés et dispose d’un siège à Paris et à Palo Alto en Californie, prévoit de dévoiler un robot complet prochainement.
Elle entend pallier le manque de données d’entraînement en déployant son gant chez des partenaires industriels.
Les employés qui porteront les gants en effectuant des tâches généreront ainsi des données pour constituer une « bibliothèque de compétences manuelles ».
L’entreprise exploite par ailleurs des vidéos « en point de vue subjectif capturées par des opérateurs portant des caméras », d’après le communiqué.
La main robotique doit être commercialisée dans le courant de l’année à petite échelle, a indiqué la start-up à l’AFP.
Si le dispositif est fabriqué en Chine, Genesis AI dit travailler à internaliser sa fabrication d’ici 2027.
Créée par un ancien de Mistral AI, concurrent français d’OpenAI, et un chercheur chinois, la jeune pousse a levé 105 millions de dollars en 2025 auprès des fonds américains Eclipse et Khosla Ventures, Bpifrance, la société d’investissement française Eurazeo, mais aussi l’ancien patron de Google Eric Schmidt et le propriétaire du groupe Iliad, Xavier Niel.
dax/mch/fmp
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