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Les carburants non fossiles trop chers, trop rares, déplorent les compagnies aériennes

Posté le par AFP

Les carburants d’aviation d’origine non fossile restent beaucoup trop difficiles à trouver, et trop chers, pour permettre une décarbonation du transport aérien, ont déploré samedi les compagnies aériennes réunies en congrès à Rio de Janeiro, au Brésil.

La production mondiale de ces carburants d’aviation durables (SAF, selon l’acronyme anglais) devrait atteindre quelque 2,4 millions de tonnes en 2026, soit 0,8% de la consommation des compagnies aériennes, selon l’Association du transport aérien international (Iata).

« Cela semble être une année décevante de plus pour la production de SAF », a commenté le directeur général de cette organisation, Willie Walsh, cité dans un communiqué.

Il constate que la hausse brutale des prix des carburants, en raison de la guerre au Moyen-Orient, n’a pas accéléré la prise de conscience de l’insuffisance de l’offre.

« Nous attendons toujours que soit le choc énergétique, soit la nécessité de garantir la souveraineté en énergie et l’emploi, soit l’urgence de ralentir le changement climatique se transforme en incitations nécessaires pour créer un marché viable », a-t-il écrit.

Le Brésil, qui accueille ce congrès, est selon l’Iata un exemple de pays au « potentiel inutilisé ».

« Il y a une occasion formidable, et un potentiel formidable. (…) Le Brésil détient près de 120 millions de tonnes de matières premières potentielles pour des SAF d’ici à 2030 », a expliqué à la presse la directrice de recherche de l’Iata sur la neutralité carbone, Preeti Jain. Elle a cité entre autres les déchets de l’industrie sucrière.

L’organisation s’est montrée très critique de l’approche de l’Union européenne, qui a adopté en 2023 des obligations pour les compagnies aériennes: 2% de SAF dans le réservoir des avions, puis 6% en 2030, 20% en 2035 et 70% en 2050.

« On m’a appris à l’université que si vous mettez des obligations sur un marché où le produit est introuvable, le prix va grimper. C’est exactement ce qui s’est passé en Europe et au Royaume-Uni », a déclaré la cheffe économiste de l’Iata, Marie Owens Thomsen.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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