Les autorités norvégiennes ont fait état mardi d’un triplement des cyberopérations « réussies » en un an, sans pointer de suspects du doigt, et rehaussé à « élevé » le niveau de risque en matière de cybersécurité.
C’est la première fois que l’Autorité nationale de sécurité (NSM), organisme chargé de réduire la vulnérabilité des acteurs d’importance stratégique, rendait publique son évaluation des risques dans ce domaine.
Alors que les pays européens accusent régulièrement la Russie d’opérations hybrides, notamment de cyberattaques, sur fond de tensions depuis le début de la guerre en Ukraine, la NSM n’a pas désigné nommément de suspects.
« Au cours de l’année écoulée, nous avons constaté un triplement du nombre de cyberopérations réussies contre des organisations norvégiennes », a déclaré son directeur, Arne Christian Haugstøyl, lors d’une conférence de presse.
« Plusieurs d’entre elles ont eu de graves conséquences et continuent de présenter un risque pour la sécurité nationale », a-t-il ajouté.
Au printemps par exemple, la commune de Lørenskog a été victime d’une attaque informatique et d’importantes quantités de données ont été volées et mises en vente sur le « dark web », la partie cachée d’internet.
Tandis que le nombre de vulnérabilités techniques connues a augmenté, l’intelligence artificielle apporte un nouvel outil puissant aux acteurs malveillants, a noté M. Haugstøyl.
« L’utilisation de l’intelligence artificielle permet d’exploiter et de détourner des informations dans le cadre professionnel à une échelle et dans des proportions nettement plus importantes qu’auparavant », a-t-il dit.
A « élevé », le niveau de risque cyber est le deuxième sur une échelle de cinq.
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