Un impact croissant des canicules: 409 personnes ont perdu la vie noyées l’été dernier en France, dont une vingtaine d’adolescents souvent partis se baigner dans une rivière ou un plan d’eau non surveillé dès fin juin, pendant une vague de chaleur précoce, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.
Du 1er juin au 30 septembre 2025, 1.418 noyades ont été enregistrées dans tout le pays, dont 409 ont été suivies de décès, parmi lesquels ceux de 57 enfants et adolescents. Noyades et décès sont ainsi respectivement en hausse de 14% et 16% comparé à l’été 2024, a précisé Santé publique France.
Cette augmentation des noyades mortelles a concerné « principalement » les adolescents car 21 jeunes âgés de 13 à 17 ans ont perdu la vie l’été dernier, contre 10 en 2024, a pointé l’agence sanitaire. La proportion d’adultes victimes de noyades suivies de décès est restée globalement stable, selon ce bilan annuel.
Près de six mineurs morts noyés sur dix étaient allés se baigner dans un cours d’eau, rivière, fleuve ou un plan d’eau, lac ou étang, deux sur dix dans une piscine privée familiale.
Et sur la seule période de canicule orange/rouge allant du 19 juin au 8 juillet, « vague de chaleur précoce et longue », 355 noyades ont été enregistrées en France, soit un bond de 135% par rapport à la même période de 2024, dont 106 mortelles, soit +172% sur un an, détaille SpF.
Or l’été 2025 se place au troisième rang des étés les plus chauds depuis 1900, derrière ceux de 2003 et 2022, selon Météo France, avec des températures dépassant 35 degrés sur une large partie du territoire entre le 19 juin et le 8 juillet, puis à partir du 7 août.
Ces conditions météorologiques ont « probablement entraîné un afflux de population vers les lieux de baignade » dès le mois de juin, à « un moment où la surveillance des sites en milieu naturel n’avait pas systématiquement commencé partout ».
De juin à septembre, le nombre quotidien de noyades a augmenté les jours de vigilance canicule, le week-end et pendant les vacances, où les lieux de baignade sont davantage fréquentés, selon l’agence sanitaire.
Le nombre total de noyades a été « globalement plus élevé dans les régions du sud et les régions côtières », et quatre régions concentrent près de la moitié (46%) des décès par noyade: Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces régions ont en commun d’être parmi les plus touristiques du pays, d’avoir une façade maritime pour trois d’entre elles, a souligné SpF, et de concentrer « la majorité des piscines familiales françaises » et nombre de cours d’eau et plans d’eau.
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