La compétition entre sites candidats à l’accueil de nouvelles centrales nucléaires dans le cadre du programme EPR2 de relance de l’atome en France, en plus des trois déjà retenus, entre dans sa dernière ligne droite avec une décision finale de l’Etat attendue d’ici la fin de l’année.
Six sites sont en concurrence mais seuls quatre au mieux seront retenus pour accueillir ces centrales de nouvelle génération, par paire de réacteurs chacune, qui viendront s’ajouter à ceux déjà lancées à Penly (Seine-Maritime), Gravelines (Nord) et Bugey (Ain).
Il s’agit de Nogent-sur-Seine (Aube), Golfech (Tarn-et-Garonne), Tricastin (entre Drôme et Vaucluse), du Blayais (Gironde), Creys-Malville (Isère) et Chinon (Centre-Val de Loire), lieux qui abritent déjà des centrales.
Mercredi, les responsables en charge du projet de centrale à Nogent-sur-Seine, dont François Baroin, le maire de Troyes et Franck Leroy, président du conseil régional du Grand-Est, sont venus défendre leur dossier au siège d’EDF auprès de son PDG, Bernard Fontana.
Les autres, comme le Blayais, soutenu par Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, ont déjà été reçus ou vont l’être au cours des prochaines semaines, notamment Golfech, pour lequel Carole Delga, présidente de la région Occitanie, est mobilisée, et le Tricastin, qui bénéficie du soutien des régions PACA, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie.
La décision de lancer ce programme a été annoncé par le président de la République Emmanuel Macron en février 2022. Il s’agit de construire six réacteurs nucléaires à eau pressurisée de nouvelle génération, avec une option pour huit autres pour lesquels ces sites sont candidats.
La décision finale d’investissement pour la construction des réacteurs de Penly, Gravelines et du Bugey, sera prise par l’Etat, actionnaire à 100% d’EDF, d’ici la fin de l’année 2026 à l’occasion d’un Conseil de politique nucléaire (CPN). Il s’agit d’une étape cruciale qui marquera le lancement officiel du chantier.
Mais l’Etat doit aussi trancher pour les quatre autres centrales à cette occasion.
Dans un entretien à La Tribune dimanche début août, Bernard Fontana, a souligné l’enthousiasme des sites candidats. « Plusieurs territoires sont déjà très désireux d’accueillir ces nouveaux réacteurs », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’étude concernant ces huit réacteurs supplémentaires serait « remise à la fin de l’année ». « Nous analysons les critères techniques : qualité du sol, accès au réseau, sources de refroidissement sobres en eau, mais aussi l’engagement des régions », a-t-il indiqué.
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