Le président philippin Ferdinand Marcos a estimé lundi qu’il était « peut-être temps » pour son pays, durement frappé par le choc pétrolier causé par le conflit au Moyen-Orient, de « repenser à l’énergie nucléaire ».
« Il est peut-être temps pour nous de repenser à la production d’énergie nucléaire », a-t-il déclaré dans un discours télévisé.
Environ 30% des importations de pétrole brut des Philippines transitent par le détroit d’Ormuz, le reste provenant de raffineries asiatiques qui dépendent aussi du brut du Moyen-Orient.
« Nous veillerons à ce que cela soit sans danger » et « à ce que les avantages de l’énergie nucléaire soient bien expliqués », a-t-il ajouté.
La ministre de l’Énergie, Sharon Garin, avait envisagé en mars une augmentation de la production des centrales à charbon afin de limiter la hausse des tarifs de l’électricité.
La centrale nucléaire de Bataan, l’unique centrale nucléaire des Philippines, date des années 1980. Elle n’a jamais été mise en service en raison de problèmes de corruption et de préoccupations en matière de sécurité.
Les Philippines ont mené des discussions avec plusieurs pays disposant de l’énergie nucléaire, notamment le Japon, la France, la Russie et les États-Unis.
Les Philippines avaient annoncé en mai 2024 un accord avec les États-Unis visant à former des Philippins à la construction et à l’exploitation de centrales nucléaires. Cet accord vise, selon Washington, à aider les Philippines à se doter d’une main-d’oeuvre qualifiée, capable de construire et de faire ensuite fonctionner des centrales nucléaires.
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