Après Meta, TikTok et YouTube, Snapchat a transigé à son tour à Los Angeles, ont annoncé lundi les avocats des plaignantes, entraînant l’annulation de ce deuxième procès test aux États-Unis sur l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux.
En signant un accord aux montants confidentiels deux jours avant l’ouverture des débats, Snap, maison mère de l’application Snapchat, évite à nouveau de comparaître pour la première fois devant un jury populaire. D’autres procès test sont prévus début 2027 contre ces géants des réseaux sociaux, visés par des milliers de plaintes regroupées devant des juges californiens.
« Les parties se réjouissent d’avoir pu régler cette affaire à l’amiable », a déclaré Snap. Un porte-parole a assuré à l’AFP que le groupe restait déterminé à renforcer la sécurité de ses utilisateurs, « car la sécurité n’est jamais acquise ».
« Nous sommes fiers d’avoir obtenu justice pour nos clients dans les procès test jusqu’ici, dont K.D.B. et S.J. », ont déclaré de leur côté John Morgan et Emily Jeffcott, avocats de K.D.B., 18 ans. Ces accords leur permettent selon eux de continuer à demander des comptes aux réseaux sociaux.
Les deux jeunes plaignantes accusaient l’application d’avoir été conçue pour les rendre dépendantes, au prix de dépressions, d’anxiété et de troubles alimentaires.
Lors du premier procès test, en mars à Los Angeles, un jury avait jugé Meta (Instagram) et YouTube (Google) négligents et accordé 6 millions de dollars à une jeune femme, une première. Snap et TikTok avaient transigé avant l’audience.
Depuis, Meta, qui a fait appel, n’a plus laissé de jury se prononcer dans ces dossiers. En août, le groupe a conclu avec la quasi-totalité des États américains un accord de plus de 18 milliards de dollars, assorti de nouvelles limites pour les adolescents sur Instagram et Facebook.
TikTok et Snap ont, eux, toujours transigé avant l’ouverture des débats dans ces dossiers, évitant d’exposer devant un jury leurs documents internes et leurs dirigeants, comme le patron de Snap, Evan Spiegel, qui devait témoigner à Los Angeles.
Le prochain procès test, intenté par des districts scolaires, est prévu en février 2027 devant la justice fédérale à Oakland, près de San Francisco. À Los Angeles, les suivants doivent s’ouvrir en mars 2027, selon les avocats des plaignantes.
bl/eml
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