Contactez-nous
Logo ETI Quitter la lecture facile
Visuel AFP

AFP

Royaume-Uni: Google refuse de reconnaître des syndicats chez DeepMind mais accepte des discussions

Posté le par AFP

Google a annoncé mercredi son refus de reconnaître deux syndicats créés au sein de son laboratoire d’IA DeepMind au Royaume-Uni par des salariés inquiets des usages militaires de sa technologie, tout en acceptant d’ouvrir des discussions.

« Nous avons décliné la demande de reconnaissance volontaire des syndicats en vue de négocier collectivement les salaires, les horaires et les congés », a expliqué un porte-parole de Google dans un communiqué à l’AFP.

L’entreprise propose toutefois d’engager des échanges via l’ACAS, un organisme public de médiation sociale, une démarche qu’elle présente comme classique, en réaffirmant vouloir « un environnement de travail positif et performant ».

« Nous saluons la proposition de la direction de Google DeepMind d’engager des discussions avec nous », a réagi dans un communiqué la CWU, l’un des deux syndicats concernés, avec Unite the Union.

Ce dialogue devrait aboutir dans les prochains mois à un vote formel sur la reconnaissance des syndicats.

Selon la CWU, l’initiative, lancée début mai, concerne 1.000 salariés de DeepMind à Londres, où se trouve son siège.

Elle fait suite à de fortes inquiétudes liées à l’abandon annoncé en 2025 « des engagements pris par l’entreprise de ne pas utiliser les compétences de ses employés pour développer des armes ou des outils de surveillance ».

Le syndicat réclame aussi un droit de refus moral pour les salariés sur certains projets et la mise en place d’un organe indépendant de supervision éthique.

L’usage militaire de l’IA alimente une controverse croissante, illustrée récemment par des tensions entre le Pentagone et l’un de ses prestataires, Anthropic.

Google — contrairement à Anthropic — fait partie des sept entreprises d’IA qui viennent de conclure des accords avec le ministère américain de la Défense, notamment pour des opérations classifiées.

En 2018, une mobilisation interne avait contraint Google à se retirer du projet Maven du Pentagone, basé sur l’analyse d’images de drones par IA.

Le groupe a toutefois depuis levé ses restrictions et annoncé son intention de s’engager davantage dans les contrats militaires.

zap/mhc/dsa

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

Inscrivez vous aux newsletters !

Recevez chaque semaine les newsletters du Magazine d’Actualité.

Actualités et veille technologique

L'espace actualité c'est quoi ?

De la découverte en laboratoire à l'innovation industrielle, scrutez les tendances et prenez part aux grands débats scientifiques qui construisent le monde de demain.

Contacter la rédaction

Inscrivez-vous aux newsletters !

Recevez chaque semaine les newsletters du Magazine d’Actualité