Contactez-nous
Logo ETI Quitter la lecture facile
Visuel AFP

AFP

Un premier sommet spatial, en septembre à Paris, pour « imaginer des solutions collectives »

Posté le par AFP

Face aux défis liés à l’utilisation de l’espace, le sommet programmé à Paris en septembre entend mettre pour la première fois autour de la table les dirigeants mondiaux pour en discuter, souligne auprès de l’AFP son secrétaire général, le général Philippe Adam.

QUESTION : Quel est l’objectif de ce sommet spatial, qui se tiendra les 9 et 10 septembre ?

REPONSE : « L’idée de ce sommet au format original, qui sera co-présidé par la France et l’Allemagne, c’est de parler avec les autres nations du monde qui ont aussi des ambitions, qui veulent saisir des opportunités, pour que chacun puisse y trouver sa place sans sacrifier l’avenir de l’humanité. Tout est en train de changer dans l’espace. Donc il faut qu’on s’adapte. Mais comment ? Par quoi on commence ? Quelles sont les priorités ? »

Q : Qui y participera ?

R : « Les invitations sont en train de partir. Cent vingt pays sont invités : la Chine, l’Inde, le Japon, des Etats du Pacifique, de l’Amérique du Sud, de l’Afrique… Évidemment, il faut que les Américains soient là aussi. Ce sont des chefs d’État et de gouvernement qui sont invités mais aussi des entreprises ».

Q : De quoi allez-vous parler ?

R : « Il y aura quatre piliers. Le premier sera un travail règlementaire : y a-t-il besoin d’un cadre supplémentaire ? D’un nouveau traité ? Ou d’un mécanisme, d’un organisme qui s’occupe de ça ? Le deuxième aspect, c’est celui de la science et de l’exploration, notamment sur le partage des données. La science, c’est bien quand on la fait tous ensemble et que les scientifiques peuvent se parler au travers du globe. Le troisième sujet, c’est l’économie du spatial. Comment les entreprises doivent se structurer ? Qu’est-ce qu’on finance ? Où sont les marchés ? C’est une grosse partie de la discussion, parce que finalement, elle est assez commune à l’ensemble des domaines. Et le dernier domaine, c’est celui de la sûreté, où le changement de l’environnement spatial va créer des nouveaux problèmes de sécurité, de garantie d’accès… »

Q : Quel résultat en attendez-vous ?

R : « On ne cherche pas forcément des consensus. On travaille à des déclarations sur la circulation spatiale, les fréquences et le partage des données. On se place à un moyen-long terme, entre 5 et 10 ans, pour commencer à imaginer quelles sont les solutions qu’il va falloir mettre en place de façon collective. L’objectif n’est pas de remplacer les discussions qui ont lieu aux Nations Unies ou à l’Union internationale des télécommunications (UIT), mais d’essayer de les faciliter, de les encourager. »

Q : Elon Musk ou Jeff Bezos pourraient-ils venir ?

R : « Je ne peux pas vous confirmer la présence d’untel ou untel, mais les acteurs privés seront bien présents. Du côté des entreprises, évidemment, on invite les dirigeants. Nous avons besoin de la vision de ceux qui prennent les décisions. Si ce n’est pas le patron qui vient, il y a d’autres responsables possibles. »

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

Inscrivez vous aux newsletters !

Recevez chaque semaine les newsletters du Magazine d’Actualité.

Actualités et veille technologique

L'espace actualité c'est quoi ?

De la découverte en laboratoire à l'innovation industrielle, scrutez les tendances et prenez part aux grands débats scientifiques qui construisent le monde de demain.

Contacter la rédaction

Inscrivez-vous aux newsletters !

Recevez chaque semaine les newsletters du Magazine d’Actualité