Un arrêté publié vendredi au Journal officiel ouvre la voie à l’homologation des premiers véhicules autonomes de livraison, nouvelle étape règlementaire vers « leur mise en circulation sur la voie publique », selon un communiqué du ministère des Transports.
« De format compact, électriques et conçus pour effectuer des trajets de courte distance, ces robots contribueront à développer une logistique urbaine, notamment du +dernier kilomètre+ (qui désigne le dernier segment de la chaîne de distribution: ndlr), plus propre, plus silencieuse et plus efficace », selon le ministère.
La France devient ainsi « l’un des premiers pays au monde à se doter d’un cadre permettant l’homologation de robots de livraison autonomes d’une telle dimension », assure-t-il.
Ces robots autonomes (des véhicules, donc) étaient jusqu’à présent dépourvus de cadre règlementaire. Ils pourront désormais « être homologués et circuler sur la chaussée (hors trottoirs) grâce à leur classement dans la catégorie L de véhicules », catégorie qui comprend notamment les cyclomoteurs, les motos ou encore les tricycles et les quads à moteurs.
Ils sont « conçus pour transporter des marchandises sans présence humaine à bord et sont équipés de capteurs » (caméras, radars etc.), leur permettant de « percevoir leur environnement et d’identifier les obstacles, et de logiciels embarqués » qui « analysent les données collectées et pilotent les actionneurs du robot ».
« Ces technologies leur permettent de se déplacer de manière autonome sur une zone ou un parcours prédéfini », ajoute le ministère des Transports.
Ces véhicules pourront mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, avec une charge utile allant jusqu’à 1.000 kg, et assurer des livraisons sur plusieurs dizaines de kilomètres.
« Leur circulation restera supervisée à distance pour suivre leur évolution » afin de « garantir un haut niveau de sécurité ». Ils seront également soumis « aux exigences de règlementations en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles ».
Ce sont les collectivités territoriales qui définiront « les zones et itinéraires où leur circulation sera autorisée », indique encore le ministère.
Celui-ci voit dans cette innovation « une réponse concrète et utile aux défis de la logistique en ville », car ces véhicules-robots contribueront à « réduire les émissions polluantes et les nuisances sonores, (et) améliorer la fluidité des livraisons ».
L’ONU et l’Union européenne travaillent actuellement à la définition d’un cadre pour l’homologation de ces robots de livraison autonomes, rappelle le ministère. La France « choisit d’agir dès maintenant » afin de « ne pas retarder le déploiement des robots de livraison sur route », sur lesquels travaillent des constructeurs.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !