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Sigles, notations et symboles
La construction en paille - Ingénierie des ouvrages connexes et interfaces critiques
TBA1933 v1 Article de référence

Sigles, notations et symboles
La construction en paille - Ingénierie des ouvrages connexes et interfaces critiques

Auteur(s) : Natacha BELLOIR

Date de publication : 10 juin 2026

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1 - Positionnement et périmètre de l’analyse

  • 1.1 - La paroi en paille comme sous-système
  • 1.2 - Notion d’interface critique en ingénierie du bâtiment
  • 1.3 - Logique flux/sollicitations/défaillances
  • 1.4 - Cadre de référence et articulation normative
  • 1.5 - Périmètre de l’analyse et exclusion des principes généraux

2 - Interface sol–mur (relation au terrain et au soubassement)

  • 2.1 - Analyse mécanique (charges verticales, tassements différentiels)
  • 2.2 - Analyse hydrique : garde au sol, remontées capillaires et ruissellement
  • 2.3 - Analyse thermique (pont thermique linéique ψ)
  • 2.4 - Interactions entre sollicitations
  • 2.5 - Stratégies de conception
  • 2.6 - Référentiels normatifs mobilisables
  • 2.7 - Comparatif technique de solutions
  • 2.8 - Pathologies observées et retours d’expérience

3 - Interface mur–plancher bas

  • 3.1 - Analyse thermique : pont thermique linéique ψ
  • 3.2 - Continuité étanchéité à l’air
  • 3.3 - Transferts de vapeur et condensation interstitielle
  • 3.4 - Transmission des charges et ancrages
  • 3.5 - Interactions entre phénomènes
  • 3.6 - Pathologies typiques de la liaison mur/plancher

4 - Interface mur/toiture et ouvrages horizontaux connexes

  • 4.1 - Protection supérieure : débords de toiture et réduction du mouillage
  • 4.2 - Ouvrages extérieurs à surface horizontale ou de faible pente
  • 4.3 - Points singuliers et interfaces avec équipements
  • 4.4 - Liaison mur/charpente : continuité structurelle
  • 4.5 - Gestion du séchage et robustesse globale

5 - Baies et percements

  • 5.1 - Interface mur–menuiserie
  • 5.2 - Gestion des rejets d’eau
  • 5.3 - Ponts thermiques locaux
  • 5.4 - Continuité des membranes
  • 5.5 - Retours d’expérience et désordres
  • 5.6 - Compatibilité frein-vapeur/membranes
  • 5.7 - Impact sur la performance globale

6 - Traversées techniques et réseaux

  • 6.1 - Principe du vide technique
  • 6.2 - Étanchéité aux traversées
  • 6.3 - Compatibilité frein-vapeur/membranes
  • 6.4 - Coordination inter-lots
  • 6.5 - Impact sur la performance globale

7 - Approche hygrothermique globale des interfaces

  • 7.1 - Méthode simplifiée – NF EN ISO 13788
  • 7.2 - Simulation dynamique – NF EN 15026
  • 7.3 - Influence des zones climatiques françaises
  • 7.4 - Interaction matériaux biosourcés/minéraux

8 - Robustesse et fiabilité dans le temps

  • 8.1 - Hiérarchisation des risques
  • 8.2 - Sensibilité aux défauts d’exécution
  • 8.3 - Maintenance et accessibilité
  • 8.4 - Interaction avec le contrôle technique

9 - Méthodologie d’ingénierie recommandée

  • 9.1 - Phase APS/APD : cadrage stratégique et choix structurants
  • 9.2 - Phase PRO/DCE : formalisation contractuelle et clarification des responsabilités
  • 9.3 - Phase EXE : coordination et anticipation des interactions
  • 9.4 - Points de contrôle chantier
  • 9.5 - Synthèse des vérifications indispensables

10 - Référentiels normatifs transversaux

  • 10.1 - Référentiels structurels
  • 10.2 - Référentiels thermiques et énergétiques
  • 10.3 - Référentiels hygrothermiques
  • 10.4 - Référentiels étanchéité à l’air et menuiseries
  • 10.5 - Référentiels sécurité incendie et réaction au feu
  • 10.6 - Articulation avec les règles professionnelles de construction en paille

11 - Conclusion

12 - Glossaire

13 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

La construction en paille constitue un système constructif biosourcé dont la durabilité dépend fortement de la maîtrise des interfaces avec les ouvrages connexes. Cet article analyse les zones critiques (pied de mur, tête de mur, baies, surfaces horizontales et traversées techniques) sous l’angle hygrothermique, mécanique et réglementaire. Il propose une méthodologie d’ingénierie intégrant hiérarchisation des risques, adaptation climatique et articulation des référentiels normatifs afin d’assurer la robustesse et la fiabilité des bâtiments dans le temps.

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Auteur(s)

INTRODUCTION

La construction en paille désigne un procédé constructif dans lequel des bottes de paille, issues de résidus agricoles, sont utilisées comme isolant principal au sein d’une paroi, le plus souvent intégrées dans une ossature bois et protégées par des enduits ou un bardage. Encadrée en France par des règles professionnelles reconnues, cette technique appartient aujourd’hui au champ des solutions dites « courantes » lorsqu’elle est mise en œuvre dans leur cadre d’application. Elle s’inscrit dans la dynamique plus large du développement des matériaux biosourcés et de la transition environnementale du secteur du bâtiment.

Au-delà de ses performances thermiques élevées, la paille présente des atouts en matière d’empreinte carbone, de disponibilité locale et de valorisation de coproduits agricoles. Elle contribue ainsi aux objectifs réglementaires liés à la performance énergétique et environnementale des bâtiments, notamment dans le contexte de la RE2020. Son domaine d’application couvre principalement les bâtiments à ossature bois en maison individuelle, logements collectifs ou équipements de petites et moyennes hauteurs, avec des variantes adaptées selon le niveau de performance recherché.

Cependant, la performance globale d’une construction en paille ne dépend pas uniquement des propriétés intrinsèques du matériau. Elle repose sur la cohérence du système constructif dans lequel il s’insère. Les interfaces entre la paroi en paille et les ouvrages connexes – fondations, planchers, toiture, menuiseries, réseaux techniques – constituent des zones de transition critiques où se concentrent les flux thermiques, hydriques, aérauliques et mécaniques. C’est à ces points que peuvent apparaître les principaux risques : infiltrations d’eau, condensation interstitielle, défauts d’étanchéité à l’air, ponts thermiques localisés ou désordres liés aux mouvements différentiels.

Dans un environnement technico-économique marqué par l’exigence de performance énergétique, de durabilité et d’assurabilité, l’ingénierie des interfaces devient un enjeu central. La construction en paille, en tant que système biosourcé, impose une attention particulière à la gestion de l’humidité, à la capacité de séchage des parois et à la compatibilité entre matériaux de natures différentes. Elle ne se substitue pas aux référentiels normatifs du bâtiment, mais s’y articule : règles professionnelles spécifiques, DTU, Eurocodes, réglementations thermiques et exigences de sécurité.

L’objectif du présent article est d’analyser la construction en paille sous l’angle des ouvrages connexes et des interfaces techniques. Il propose une approche d’ingénierie fondée sur l’identification des flux, la hiérarchisation des risques, la prise en compte des contextes climatiques et la mobilisation des référentiels applicables. L’ambition n’est pas de décrire le matériau isolant en lui-même, mais de montrer comment la maîtrise des interfaces conditionne la robustesse, la fiabilité dans le temps et la crédibilité technique de ces projets.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-tba1933

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Sommaire
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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - Réseau français de la construction paille (RFCP) -   Règles professionnelles de construction en paille – CP 2012 révisées.  -  RFCP (édition en vigueur).

  • (2) - Agence Qualité Construction (AQC) -   Pathologies des façades et gestion de l’eau en pied de mur.  -  AQC (rapports techniques).

  • (3) - ALLARD (F.), SANTAMOURIS (M.) -   Natural Ventilation in Buildings – A Design Handbook.  -  Earthscan (1998).

  • (4) - KÜNZEL (H.M.) -   Simultaneous Heat and Moisture Transport in Building Components.  -  Fraunhofer IRB Verlag (1995).

  • (5) - HENS (H.) -   Building Physics – Heat, Air and Moisture: Fundamentals and Engineering Methods.  -  Ernst & Sohn (2012).

  • (6) - LABORATOIRE NAVIER -   Comportement hygrothermique...

DANS NOS BASES DOCUMENTAIRES

  • La construction paille – Systèmes constructifs.

NORMES

  • Charpente en bois. - NF DTU 31.1 -

  • Maisons et bâtiments à ossature bois. - NF DTU 31.2 -

  • Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures. - NF DTU 36.5 -

  • Dallages. - NF DTU 13.3 -

  • Eurocode 5 – Calcul des structures en bois. - NF EN 1995 -

  • Eurocode 7 – Calcul géotechnique. - NF EN 1997 -

  • Performance hygrothermique des composants et parois de bâtiment – Température superficielle intérieure et condensation interstitielle. - NF EN ISO 13788 -

  • Performance hygrothermique des composants et parois de bâtiment – Évaluation du transfert d’humidité par simulation numérique. - NF EN 15026 -

1 Réglementation

Réglementation environnementale 2020 (RE2020) – Exigences de performance énergétique et environnementale des bâtiments neufs.

Code de la construction et de l’habitation – Dispositions relatives à la sécurité et à la solidité des ouvrages.

HAUT DE PAGE

2 Organismes – Fédérations – Associations

Réseau français de la construction paille (RFCP) – https://www.rfcp.fr

Agence Qualité Construction (AQC) – https://www.qualiteconstruction.com

Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) – https://www.cstb.fr

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