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Quelle grandeur utiliser et quand ?
Mesures de perméabilité gazeuse pour la conservation des aliments emballés
AG6531 v1 Article de référence

Quelle grandeur utiliser et quand ?
Mesures de perméabilité gazeuse pour la conservation des aliments emballés

Auteur(s) : Catherine Joly

Date de publication : 10 juin 2025 | Read in English

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Présentation

1 - Introduction à l’emballage

2 - Théorie de la diffusion : états transitoire et stationnaire

3 - Modulation des Pe

4 - Cartographies : transferts d’eau, de O2 et de CO2

5 - Quelle grandeur utiliser et quand ?

  • 5.1 - Quantité transportée Q, OTR, WVTR, perméance, géométrie et temps
  • 5.2 - Outils accessibles de calculs ou de dimensionnement

6 - Techniques de mesures et unités

7 - Contribution des fuites ou des perforations

8 - Prédire une durée de vie contrôlée par les transports gazeux

9 - Conclusion

Sommaire

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RÉSUMÉ

Le phénomène de perméation gazeuse à travers les systèmes d’emballage des denrées alimentaires permet de limiter les transferts gazeux, retenir une atmosphère protectrice, ou contrôler la respiration des fruits et légumes. La théorie de la diffusion gazeuse est décrite pour définir les grandeurs telles que la quantité transportée, le flux, la perméance et la perméabilité, sans confusion, à l’aide de leurs unités. Les facteurs influençant le transport gazeux sont explicités pour comprendre les effets « filtres » à gaz des matériaux. Les techniques de mesures des flux gazeux sont présentées de manière à comprendre et dialoguer aisément avec un fournisseur d’emballage, un partenaire R et D. Le vieillissement accéléré pour prédire la DDM d’un aliment emballé est également présenté.

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Auteur(s)

  • Catherine Joly : Maitre de conférences - IUT Lyon 1 – Laboratoire BIODYMIA (BIOingénierie et DYnamique Microbienne aux Interfaces Alimentaires) - Université Lyon 1 – Bourg en Bresse, France

INTRODUCTION

Hors circuits courts et de proximité, les aliments sont conditionnés dans un emballage (ou système d’emballage) à usage unique, parfois recyclable ou (prochainement) ré-employable. L’emballage doit donc être considéré comme un « partenaire » essentiel à la bonne conservation et de la bonne stabilisation des aliments.

Dans cet article, l’emballage en plastique (polymère) est traité comme une membrane dense, dite barrière, séparant deux environnements : l’environnement extérieur (atmosphère ambiante) et l’environnement « confiné », à l’intérieur de l’emballage dénommé « espace de tête » (pour les emballages sous vide, cet espace de tête est très limité mais il existe). Ce dernier peut avoir une composition gazeuse différente de l’air ambiant, qui est initialement fixée lors du conditionnement (atmosphère modifiée ou protectrice par exemple). Cette composition évolue dans le temps, car la membrane qui enveloppe l’aliment est le siège de phénomènes de transports de matière : des gaz et des vapeurs (O2, CO2, N2, eau, arômes, etc.) entrent ou sortent de l’emballage.

La nature du, ou des, matériaux de l’emballage, qui dépend de la partie de l’emballage considérée (bouteille et son bouchon, barquette et son opercule, etc.), la géométrie (épaisseur et surface), la quantité d’aliment et ses propriétés, les conditions d’environnement (température et temps, composition initiale du milieux gazeux de l’espace de tête initial), l’étanchéité du système de fermeture, etc., forment un ensemble de paramètres qui limitent les transferts à une quantité entrante ou sortante tolérable vis-à-vis de la durée de vie du produit ou de sa qualité. Si le couple emballage/produit alimentaire est inapproprié, ces flux entrants et sortants peuvent engendrer des déviations organoleptiques des aliments conditionnés, et réduire leur durée de vie.

Ces flux sont calculables et mesurables. Réfléchir à des compromis (durée de vie/transferts) pour optimiser le conditionnement des produits alimentaires passe par la compréhension fine des propriétés de l’aliment et des mécanismes de transport.

Cet article traite des transferts des principaux gaz (O2, CO2, N2, eau) en rappelant la théorie de la diffusion des gaz à travers des membranes denses que sont les emballages. Les grandeurs telles que les flux, la perméance, le coefficient de perméabilité, sont explicitées, ainsi que leur mesure et leur conversion. Les fonctionnements des divers perméamètres du marché sont présentés. Puis la difficulté de réaliser un système étanche ou perforé à dessein est détaillée. Enfin, le vieillissement accéléré des couples emballage/produit par l’accroissement du transfert gazeux est expliqué.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-ag6531

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5. Quelle grandeur utiliser et quand ?

5.1 Quantité transportée Q, OTR, WVTR, perméance, géométrie et temps

Il est difficile de hiérarchiser les matériaux, ou plutôt les emballages, selon leurs performances, à cause des difficultés de conversion d’unités, de la confusion liée à la grandeur considérée, ou de l’indisponibilité des grandeurs nécessaires (l’épaisseur notamment).

En général le fournisseur d’emballage, l’entreprise agroalimentaire, ou le centre technique jongle avec les données géométriques de l’emballage et les conditions d’essais, pour calculer les flux (OTR et WVTR), ou les quantités cumulées Q , selon la demande.

Exemple

Considérons un sachet de 500 cm2 utiles : sa surface développée est de 20 × 25 cm2, pliée en deux, et soudée sur trois côtés (on néglige la surface occupée par les joints de soudure). Le film est d’épaisseur 20 µm. Le tableau 6 résume l’ensemble des grandeurs (reliées) à la disposition de l’opérateur. Les grandeurs en gras sont les plus usuelles. La quantité Q transportée via l’emballage (cm3 ou g.sachet–1) au terme du temps considéré (10 jours par exemple), ou par jour (cm3 ou g.emballage–1.j–1), constitue la grandeur la plus souvent manipulée et abusivement nommée perméabilité.

Dans le tableau 6, pour O2, deux conditions de pressions partielles amont-aval sont explorées et réalistes (le sachet conditionné sous N2 et stocké à l’air) soit Δ P O 2 = 0,209 atm ou ...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - LI (P.), MEI (J.), XIE (J.) -   The regulation of carbon dioxide on food microorganisms: A review.  -  Food Research International, 172, 113170 (2023).

  • (2) - DEVLIEGHERE (F.), DEBEVERE (J.), VAN IMPE (J.) -   Concentration of carbon dioxide in the water-phase as a parameter to model the effect of a modified atmosphere on microorganisms.  -  International Journal of Food Microbiology, 43(1-2), p. 105-113 (1998).

  • (3) -   Modified atmosphere packaging for fresh-cut fruits and vegetables.  -  BRODY (A. L.), ZHUANG (H.) et HAN (J. H.) (Eds.), John Wiley & Sons (2010).

  • (4) - CATALÁ (R.), GAVARA (R.) -   Plastic materials for modified atmosphere packaging.  -  in Trends in Food Engineering, LOZANO (J.E.), ANON (C.), BARBOSA-CANOVAS (G. V.) et PARADA-ARIAS (E.) (Eds), CRC Press, p. 311-325 (2000).

  • (5) -   The Wiley encyclopedia of packaging technology.  -  YAM (K. L.) (Ed.), John Wiley & Sons, p. 553 (2010).

  • ...

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