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Normes ferroviaires
Méthodes formelles : application au domaine ferroviaire
TRP3309 v1 Article de référence

Normes ferroviaires
Méthodes formelles : application au domaine ferroviaire

Auteur(s) : Jean-Louis BOULANGER

Date de publication : 10 févr. 2016 | Read in English

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Présentation

1 - Développement du logiciel

2 - Normes ferroviaires

3 - Méthodes formelles, semi-formelles, structurées et techniques formelles

4 - Mise en œuvre des méthodes formelles lors de la réalisation d’une application logicielle

5 - Réalisation mettant en œuvre les approches formelles

6 - Logiciel paramétrable

7 - Qualification

8 - Conclusion

9 - Glossaire

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Depuis le développement de la première application ferroviaire à base de logiciel, nommée SACEM, les méthodes formelles ont été largement utilisées et mises en œuvre par des industriels à différents niveaux (spécification, conception, code) et pour différents types d’applications (métros automatiques, sous-systèmes de signalisation, applications trains développées avec ControlBuild par exemple). La norme CENELEC 50128 dédiée à la réalisation des applications logicielles pointe l’intérêt de mettre en œuvre des méthodes formelles. Cet article présente le processus de développement des applications logicielles tel que mis en œuvre dans le domaine ferroviaire, et les évolutions induites par la mise en œuvre des méthodes formelles.

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Auteur(s)

INTRODUCTION

Bien que les techniques d’analyses formelles de programme (voir les travaux de Hoare  et de Dijkstra ) soient assez anciennes, leurs mises en place datent des années 1980. Les méthodes formelles permettent d’analyser le comportement d’une application logicielle décrite dans un langage de programmation. La correction (bon comportement, arrêt du programme, etc.) d’un programme est alors démontrée au travers d’une preuve de programme basée sur le calcul de la plus faible précondition .

Il a fallu attendre la fin des années 1990  pour que les méthodes formelles, Z , VDM  et/ou la méthode B  , soient utilisées sur des applications industrielles. Les méthodes formelles se basent sur des notations mathématiques pour décrire de façon précise les propriétés qu’un logiciel doit avoir.

L’un des écueils étant l’impossibilité de les mettre en œuvre dans le cadre d’une application industrielle (application de grande taille, contrainte de coût et de délais, etc.), la mise en œuvre – passage à l’échelle – ne peut se faire qu’au travers d’outils « suffisamment » matures et performants.

L’utilisation des méthodes formelles bien qu’en plein essor reste marginale, au vu du nombre de lignes de code. En effet, il y a à l’heure actuelle bien plus de lignes de code Ada (ANSI:1983, ISO 8652:1995, ), C (, ISO 9899:1999) ou C++ qui ont été produites manuellement qu’au travers d’un processus formel.

C’est pourquoi d’autres techniques formelles ont été mises en place afin de vérifier le comportement d’une application logicielle écrite dans un langage de programmation tel que le C ou l’Ada. La principale technique, nommée interprétation abstraite  de programme, permet d’évaluer l’ensemble des comportements d’une application logicielle au travers d’une analyse statique. Ce type de techniques a donné naissance, à plusieurs outils tels que Codepeer, POLYSPACE, Caveat, Absint, FRAMAC et/ou ASTREE.

L’efficacité de ces techniques d’interprétation abstraite de programme a fortement progressé avec l’augmentation de la puissance des ordinateurs. Il est à noter que ces techniques nécessitent en général d’intégrer dans le code manuel des informations complémentaires telles que des préconditions, des invariants et/ou des postconditions.

À noter que la version 2012 du langage Ada introduit la possibilité de définir des préconditions, des invariants et des postconditions et qui peuvent être vérifiés durant l’exécution, et que l’environnement SPARK 2014 met à disposition un ensemble d’outils permettant de faire la preuve de ces propriétés.

Le domaine ferroviaire est réglementé et il est nécessaire de respecter les normes CENELEC EN 50126, 50129 et 50128 lors de la réalisation d’un système ferroviaire. Le référentiel CENELEC identifie les méthodes formelles comme moyen à mettre en œuvre.

Cet article fait le point sur l’utilisation des méthodes formelles dans la réalisation des applications ferroviaires de type signalisation, CBTC et contrôle/commande (unité de gestion de la traction, du freinage et/ou application TCMS pour Train Control/Management System).

Nota :

le CBTC, pour Communication Based Train Control, est un système composé d’équipements embarqués à bord des trains et d’équipements fixes communicants entre eux (en général par radio). Le CBTC fait l’objet d’une norme .

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-trp3309

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2. Normes ferroviaires

2.1 Référentiel CENELEC

Le référentiel ferroviaire CENELEC 5012x est une déclinaison de la norme générique IEC 61508 qui tient compte des spécificités du domaine ferroviaire et des expériences réussies (SACEM, TVM, SAET-METEOR, etc.).

Concernant la maîtrise de la sécurité, dans le domaine ferroviaire, le référentiel normatif est constitué des normes suivantes (figure 11) :

  • la norme CENELEC EN 50126 décrit le cycle de vie de la sécurité sur l’ensemble d’un projet et les méthodes à mettre en œuvre pour spécifier et démontrer la fiabilité, la disponibilité, la maintenabilité et la sécurité (FMDS) ;

  • la norme CENELEC EN 50128 décrit les actions à entreprendre pour démontrer la sécurité des logiciels utilisé dans les sous-systèmes liés à la signalisation ;

  • la norme CENELEC EN 50129 décrit la structure du dossier de sécurité et les moyens à mettre en œuvre pour maîtriser la sécurité des éléments matériels (hardware ) ;

  • la norme CENELEC EN 50159 décrit les principes de sécurisation à mettre en œuvre si l’on utilise des réseaux fermés et/ou ouverts ;

  • la norme CENELEC 50155 décrit le processus de réalisation pour les équipements qui doivent être installés dans les trains. Cette norme couvre la qualité, la réalisation du matériel, la réalisation du logiciel et les essais de type et de série.

Dans le cadre de l’article sur la maîtrise du SIL et la gestion des certificats dans le domaine ferroviaire [D 5 560], nous avons présenté le processus de management de la sécurité tel qu’identifié dans les normes CENELEC 50126 et 50129.

Le référentiel ferroviaire CENELEC 5012x est applicable aussi bien aux applications ferroviaires de type...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - ABRIAL Jr., The B Book -   Assigning programs to meanings.  -  Cambridge University Press, Cambridge, août 1996.

  • (2) - BOULANGER (J.-L.), SCHÖN (W.) -   Logiciel sûr et fiable : retours d’expérience.  -  Revue Génie Logiciel, n° 79, p. 37 à 40, déc. 2006.

  • (3) - BOULANGER (J.-L.), SCHÖN (W.) -   Assessment of safety railway application.  -  ESREL (2007).

  • (4) - BOULANGER (J.-L.) -   Expression et validation des propriétés de sécurité logique et physique pour les systèmes informatiques critiques.  -  Thèse, Université de Technologie de Compiègne (2006).

  • (5) - Sous la direction de BOULANGER (J.-L.) -   Utilisations industrielles des techniques formelles – Interprétation abstraite.  -  Collection IC2, Hermès (2011).

  • (6)...

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