Généralités
Sonorisation
E5155 v1 Article de référence

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Sonorisation

Auteur(s) : Jacques JOUHANEAU

Relu et validé le 01 janv. 2024 | Read in English

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1 - Généralités

2 - Sonorisation distribuée

3 - Stratégies d’élaboration du modèle

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Auteur(s)

  • Jacques JOUHANEAU : Professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

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INTRODUCTION

La mise en place d’un système de sonorisation dans une salle doit répondre à un certain nombre d’impératifs qui comportent des aspects à la fois acoustiques, électroacoustiques, perceptifs et esthétiques. Les différentes sections du cahier des charges qu’il convient d’examiner en priorité sont :

a) la qualité sonore de la chaîne de restitution : cette qualité tient, pour une grande part, dans les performances « haute-fidélité » de la chaîne de retransmission. Elle inclut nécessairement la prise en compte du rapport signal-bruit, le respect des timbres, l’absence de distorsion et le contrôle des contre-réactions et des couplages. Elle doit éventuellement offrir la possibilité d’introduire des effets spéciaux : stéréophoniques, panoramiques, filtrages, déphasages, retards, etc. ;

b) la qualité sonore aux points d’écoute, sachant qu’elle implique l’étude de deux familles de critères :

  • la définition :

    • clarté, intelligibilité et articulation pour la parole ;

    • clarté, transparence et précision des attaques pour la musique ;

  • l’équilibre spectral et le respect des timbres pour le champ direct mais également pour le champ réverbéré ;

c) l’uniformité de répartition du niveau sonore global sur la scène et dans la salle pour toute l’échelle dynamique ;

d) le respect de l’équilibre des sources en tout point de la salle : cet équilibre inclut les niveaux sonores relatifs de chaque source ainsi que leur répartition spectrale (timbre, couleur et hauteur apparente) ;

e) la localisation cohérente, c’est-à-dire la coïncidence entre positions « visuelle » et « auditive » des sources ;

f) l’impression spatiale adaptable à la nature de l’œuvre ;

g) la recherche d’une clarté optimale sur la scène ;

h) la recherche d’un coût minimal impliquant :

  • une bonne répartition des investissements relatifs au traitement de la salle, au nombre de sources et à leur qualité ;

  • un ajustement adapté des puissances électroacoustiques mises en jeu.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-e5155

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1. Généralités

1.1 Préparation de la salle

Le respect des critères de reproduction sonore impose que la répartition du son soit, au moins, aussi bonne que celle que l’on aurait en l’absence de sonorisation.

Si la salle est, au départ, acoustiquement satisfaisante, le système de sonorisation n’aura qu’un rôle d’amplification et devrait, en principe, se contenter de respecter l’équilibre naturel. En pratique, toutes les salles possèdent des défauts et la sonorisation est souvent appelée à jouer un rôle de correction et de compensation vis-à-vis des zones les plus défavorisées.

La mise en place d’un bon système de sonorisation impose donc une connaissance préalable de la salle et de ses défauts.

L’obtention des valeurs perceptives optimales suppose une bonne adaptation de la diffusion électroacoustique aux caractéristiques de la salle.

Sachant qu’il est rarement possible, en pratique, d’optimiser toutes les variables, d’autant que les qualités requises sont souvent incompatibles entre elles (intelligibilité et réverbération, diffusion et localisation, présence et perspective), le meilleur compromis consiste, la plupart du temps, à rendre la salle aussi homogène et absorbante que possible et à y installer un système de sonorisation adapté.

L’obtention d’une salle « correcte » passe par deux étapes :

  • une optimisation du champ diffus ;

  • une réduction du champ réverbéré.

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1.1.1 Optimisation du champ diffus

Plusieurs éléments permettent d’accroître le pouvoir diffusant d’une salle. Les plus directement accessibles sont :

  • les irrégularités induites par les formes des parois : elles agissent par réflexion mais surtout par réémission ou par réfraction ;

  • la présence d’objets de forme variées : fauteuils, loges, estrades, lustres, panneaux réflecteurs ;

  • la répartition irrégulière des matériaux absorbants : il a été montré (cf. [27]) que le coefficient d’absorption était tributaire du périmètre relatif des échantillons et que cette différence était due...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - OLSON (H.F.) -   Acoustical Engineering  -  - Van Nostrand, 1957.

  • (2) -   Sound Reinforcement.  -  AES Anthology. Vol. 1-26, 1953-1978.

  • (3) -   Sound Reinforcement.  -  AES Anthology. Vol. 15-44, 1976-1996.

  • (4) -   Loudspeaker Arrays.  -  Numéro spécial. J. Audio. Eng. Soc. 38, 4, 1990.

  • (5) - DAVIS (D.), DAVIS (C.) -   Sound system engineering - H.W. Sams & Co.,  -  inc. Indianapolis, 1987.

  • (6) - ROSSI (M.) -   Électroacoustique,  -  École polytechnique fédérale de Lausanne. Presses polytechniques romandes, 1986.

  • (7) - AUDAX -   *  -  Catalogue...

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