La ministre des Sports et de la Jeunesse Marina Ferrari a annoncé, vendredi, que 131 personnes sont décédées par noyade depuis le 19 juin, notamment des jeunes de moins de 18 ans et des personnes âgées de plus de 60 ans.
Le dernier bilan des autorités faisait état de « plus de 90 » décès par noyade sur la même période.
« Ce que nous observons, sur les tranches d’âges concernés, c’est beaucoup sur les moins de 18 ans et ensuite les plus de 60 ans. Et malheureusement, sur les moins de 18 ans, c’est dans les zones de baignade non surveillée ou non autorisée, et pour les plus de 60 ans ce sont dans les piscines privées que les accidents arrivent », a détaillé la ministre lors d’un déplacement à Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne.
« Les chiffres ne sont pas bons, on a une augmentation de près de 20% par rapport à l’année dernière », a-t-elle ajouté devant la presse.
« On a regardé la cartographie de ces accidents, il nous est apparu qu’à moins de cinq kilomètres de ces zones d’accident, il y avait des zones de baignade surveillée ou autorisée. C’est dire si la responsabilité de chacun est grande », a indiqué Marina Ferrari à l’issue d’un comité interministériel de crise convoqué par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
« C’est vraiment la responsabilité individuelle qui malheureusement nous fait défaut. On ne veut faire peur à personne, on comprend les contraintes d’accès à l’eau, mais soyez vigilants », a-t-elle encore déclaré.
Lors d’une visite d’un site de baignade surveillée à Maisons-Alfort, la ministre a estimé que « parfois il faut aussi des sanctions. Quand on prend des gens qui sont en train de se mettre en danger, comme on voit des jeunes qui peuvent sauter de ce pont ici, il y a déjà eu des accidents mortels sur ce pont il y a quelques années. A un moment, il faut passer par la sanction pour que les gens comprennent que ce n’est pas anodin. Ce qui est interdit doit le rester ».
Marina Ferrari a également rappelé quelques principes de précaution, comme « ne pas consommer d’alcool avant de se baigner », « ne jamais laisser un enfant sans surveillance » ou encore « se mouiller avant d’entrer dans l’eau ».
Durant l’été 2025, 409 personnes avaient péri par noyade en France, en hausse de 16% par rapport à 2024, selon Santé publique France. Parmi les victimes figuraient 57 enfants et adolescents.
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