La France veut accélérer dans sa riposte contre la désinformation en promouvant davantage des contenus en ligne montrant les aspects positifs des sociétés françaises et européennes, a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
« Nous sommes restés trop longtemps en retrait de la bataille des récits », a déclaré le ministre, devant un parterre d’acteurs de la lutte contre la désinformation réunis à Paris.
Pourtant, avec la « généralisation des réseaux sociaux », le récit est « devenu l’arme centrale des conflits asymétriques et la force des faibles. Il permet de toucher le monde entier », a-t-il développé, citant en exemple les vidéos iraniennes d’animation en Lego qui moquent les Etats-Unis de Donald Trump depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
« Nous avons face à nous des adversaires, l’internationale réactionnaire » qui décrivent « un monde dans lequel nos modes de vie, notre culture et nos standards sont dépréciés, dégradés », a-t-il ajouté devant la presse.
Ces récits finissent par « contaminer notre débat public, nos esprits et par nous faire croire que la France, l’Europe, ont peut-être déjà perdu », a-t-il dit.
Face à cela, le ministère veut lutter en « rappelant les faits », à savoir « que l’on vit mieux en France et en Europe qu’on ne vit en Chine ou aux États-Unis », a-t-il expliqué, citant « l’espérance de vie plus longue » ou « les inégalités plus faibles ». Ces récits seront mis « en scène par un certain nombre de canaux », a-t-il ajouté, sans détailler.
M. Barrot est revenu sur les différentes étapes menées par son ministère dans la riposte informationnelle voulue par le président Macron, dont le lancement du compte X baptisé French Response en septembre 2025.
Ce compte aux plus de 200.000 abonnés sur X a adopté le ton ironique et les codes des réseaux sociaux pour répondre directement à la désinformation ciblant la France, loin des habituels communiqués policés de la diplomatie.
French Response est devenu un « outil géopolitique », a salué le ministre, annonçant le lancement jeudi d’un compte French Response sur TikTok « où nous sommes attaqués ».
Le ministère a défini 30 « zones de guerre informationnelle », qu’il révisera tous les six mois. Ces zones correspondent à des « des pays où les représentants de la France, dans nos ambassades, sont la cible d’attaques et de campagnes de décrédibilisation qui entravent l’exercice de leur mission », a-t-il dit, sans donner d’exemples.
Dans ces zones, les personnels diplomatiques disposeront de « services d’assistance renforcés ».
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