Le gouvernement allemand a annoncé mardi vouloir mettre en place une « cyberdéfense active » et riposter aux cyberattaques, en forte hausse, dont beaucoup sont devenues plus dangereuses à cause de l’intelligence artificielle.
« Nous voulons nous armer davantage face à ceux qui nous attaquent », a dit le ministre de l’Intérieur, affirmant que l’Allemagne, première économie de l’UE et premier soutien de l’Ukraine, était une « cible privilégiée de cyberattaques à motivation principalement politique », pointant une fois de plus la Russie comme menace majeure.
Alexander Dobrindt souhaite faire adopter « dès ce mois-ci » en conseil des ministres une loi qui confère tous les pouvoirs nécessaires aux services de sécurité compétents pour qu’ils puissent agir et que « les capacités techniques » dont l’Allemagne dispose actuellement « puissent être utilisées au maximum contre les criminels dans le cyberespace ».
« Notre objectif est de perturber et de détruire l’infrastructure d’attaque » de l’agresseur, a-t-il expliqué.
Il a exclu un recours généralisé au « hack-back », notant que Berlin, en cas d’attaque contre une infrastructure électrique allemande par exemple, ne riposterait en perturbant le fonctionnement d’une infrastructure civile, comme un hôpital du pays étranger agresseur.
Il s’agit, selon le ministre, de s’assurer que « celui qui nous attaque à partir d’un système de serveurs, par exemple depuis un pays étranger (…) ne puisse plus le faire à l’avenir avec cette infrastructure, ce serveur, ce logiciel et ses installations ».
« Cela signifie accéder à ses systèmes numériques, exclusivement aux systèmes qui nous attaquent, afin d’empêcher une future attaque. C’est ce que nous entendons par cyberdéfense active », a-t-il poursuivi.
Selon le ministère de l’Intérieur, environ 334.000 cas de cybercriminalité ont été enregistrés l’an passé, dont les deux tiers provenaient de l’étranger ou de lieux inconnus. Par ailleurs, les experts estiment que de nombreux autres cas n’ont pas été signalés.
Les cybercrimes graves et les attaques visant les entreprises, les organismes publics et les infrastructures critiques ont causé l’année dernière plus de 200 milliards d’euros de dommages économiques, soit environ 4,5% du PIB allemand.
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